© 2019 Radio Perfecto | vie privée

JOE SATRIANI 80's PART 3 (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO

21/12/2018

Lien pour les deux premières parties en bas de page

 

…/… Une petite semaine de vacances plus tard, l’insatiable Joe retourne en studio, bien décidé que si guitar-hero il est certainement, il ne compte pas cependant s’enfermer dans un cercle de répétitions à l’infini, mais a contrario prouver qu’il existe encore des territoires musicaux inexplorés et qu’il compte bien nous y emmener pour un brin de promenade.

 

Sans cesse à la recherche d’une perfection qu’en perfectionniste qui se respecte il ne trouvera jamais, il surprend par sa profonde humanité et son incroyable générosité, nous sommes bien loin des poupées peinturlurées tout juste bonnes à aligner un flot de notes, façon Malmsteen pour ne citer que cette infâme baudruche à pattes.

 

« Comment fait Satriani pour jouer de cette manière ? » s’interroge Jas Obrecht, éminent spécialiste et rédacteur à Guitar Player. Ce n’est pas avec la sortie de Flying In A Blue Dream au mois d’octobre 89 que ce genre de questions va pouvoir s’élucider miraculeusement.

 

Car Joe y fait preuve d’une éloquence incroyable, d’approches peu orthodoxes et d’un talent hors norme qui élève indiscutablement la virtuosité purement technique au niveau d’une œuvre d’art. Ceci dit, Flying In A Blue Dream n’a pas que des qualités, on peut regretter par exemple que Joe ait décidé de chanter sur certains titres. Non pas qu’ils soient mauvais, mais ses prouesses six-cordistes sont à tellement d’années-lumière de ses possibilités vocales, que tout de suite on descend facilement de plusieurs crans. Heureusement, de pures merveilles comme le morceau-titre,  « One Big Ruch », « Day At The Beach » ou « Back To Shalla-Bal » font vite oublier les loupés du genre « I Believe », vraiment trop mièvres.

 

Qu’à cela ne tienne, Joe repart illico presto en tournée, afin de rameuter ses troupes et de s’excuser par la même occasion pour ce léger faux pas. Le Zénith est investi le 11 juin 1990, puis dans la foulée Lyon, Nice et Toulouse. Consacré depuis plusieurs années déjà comme le « meilleur guitariste » par tous les magazines spécialisés du monde, il se voit enfin récompensé d’un Grammy Award (meilleur guitariste donc) la même année.

 

C’est donc le baume au cœur et la satisfaction de savoir que son label Relativity est désormais distribué par une major (en l’occurrence Sony Music via Epic) que notre bougre d’homme prend le chemin des fameux studios Bearsville, où furent notamment enregistrés les deux premiers albums mémorables des Sparks.

 

Il en ressortira deux ans plus tard, avec un nouveau groupe formé des frères Bissonette qui officiaient dans le David Lee Roth band et une brochette de nouveaux morceaux pas piqués des vers. L’album s’intitule The Extremist et quoique ce titre, trop pompeux, n’est certainement pas de Joe, il reflète véritablement le contenu haut en couleurs de cette nouvelle rondelle 100 % instrumentale.

 

Les ambiances sont plus sombres que précédemment et chaque morceau recèle une infinité d’émotions. L’essence de l’album serait, selon Satriani lui-même, en partie due au changement de producteur puisque c’est Andy Johns (Rolling Stones, Led Zeppelin, Van Halen…) qui s’y était collé cette fois-ci. Cette déclaration ne reflète apparemment que la modestie innée de cet artiste incroyable qui, sans textes, mais simplement avec son esprit, sa passion et son talent, fait parler son instrument, inventant un nouveau langage universel qui touche les sens et s’incruste au plus profond de chacun. The Extemist est un album essentiel, probablement meilleur que Surfing With The Alien (si si), mais bien sûr avec l'incroyable impact de l'effet de surprise en moins.

 

L’année suivante voit la sortie de Time Machine, double album qui assoit définitivement la notoriété de Satriani en proposant un album live de plus d’une heure tout simplement ahurissant (« Satch Boogie », « Surfing With The Alien », « Echo », « Rubina », j’arrête là ou sinon je les cite tous…) et un album de fonds de tiroirs et de raretés, parmi lesquels une partie du mini album Joe Satriani remixé et quelques morceaux tout beaux tout neufs, entre autres joyeusetés… Indispensable au fan (et même aux autres), cela va sans dire.

 

Christophe Goffette

www.goofprod.com

 

 

LA SÉLECTION DU GOOF   :

  1. Joe Satriani « Flying In A Blue Dream » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  2. Joe Satriani « Mystical Potato Head Groove Thing » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  3. Joe Satriani « Can’t Slow Down » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  4. Joe Satriani « Headless » + « Strange » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  5. Joe Satriani « I Believe » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  6. Joe Satriani « One Big Rush » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  7. Joe Satriani « Big Bad Moon » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  8. Joe Satriani « The Feeling » + « Phone Call » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  9. oe Satriani « Day At The Beach (New Rays From An Ancient Sun) » + « Back To Shalla-Bal » (Flying In A Blue Dream, 1989)

  10. Joe Satriani « Ride » (Flying In A Blue Dream, 1989)

 

Déjà paru :

Alarm (The) (Declaration, 1984) Alice Cooper part 1 — Alice Cooper part 2 — Alice Cooper part 3 — Alice Cooper part 4 — Alice Cooper part 5 — Alice Cooper part 6Alice Cooper part 7 Alice Cooper part 8Alice Cooper part 9 Asherton (Johan) ;

Bad Company ("Bad Co", 1974) Balaam And The Angel BangBlackfire — Black Pearl — Blodwyn Pig — Blue Ash ("No More No Less", 1973) — Bohemian Rhapsody (biopic, rock et cinéma) — Buzzcocks ;

CactusCaptain Beyond — Cheap Trick ("Cheap Trick", 1977)  ;

Del Fuegos (The) — Del Lords (The)

El Khatib (Hanni)

Fat ("Fat", 1970) FFSFleetwood Mac (1/2) — Fleetwood Mac (2/2) ;

Ginhouse (Ginhouse, 1971) Gods (The) ;

Hawkins (Taylor) & The Coattail RidersHearts And Minds ("Hearts And Minds", 1990) Hoodoo Gurus ;

Kak (Kak, 1969) ;

Langhorne Slim "Be Set Free", 2009) Little Bob ("Lost Territories", 1993) London Cowboys ;

Marriott (Steve) (1/2)Marriott (Steve) (2/2) — Mathe (Patrick) — McFadden (Eric)Midnight Oil part 1Midnight Oil part 2 — Midnight Oil part 3 — Midnight Oil part 4  Moore (Gary) (Blues For Greeny, 1995) ; Mother Tongue ("Mother Tongue", 1994)

New York Dolls ("New York Dolls", 1973) ;

Peer Günt — Presidents Of The United States Of America (The) ;

Rainmakers (The) "Skin" (1996) — Rave-Ups (The) Reed (Lou) ;

Satriani (Joe) 80's part 1 Satriani (Joe) 80's Part 2 —  Sheriff (Les)Sixteen Horsepower — Smithereens (The) — Spedding (Chris) — Springsteen (Bruce) (The Ghost Of Tom Joad, 1995) ; 

Taylor (Roger) (1/2)Taylor (Roger) (2/2)

Unforgiven (The) ("The Unforgiven", 1986) ;

Variations (Nador, 1969) ; 

Zappa (Frank) part 1 Zappa (Frank) part 2 Zappa (Frank) part 3 Zappa (Frank) part 4 — Zappa (Frank) part 5 Zappa (Frank) part 6 

 

À lire et écouter ces prochains jours :

Led Zeppelin (24-30/12), Wild Turkey (31/12), Midnight Oil part 5 (01/01)…Sam Gopal… 

 

À suivre (par ordre alphabétique, mais dans le désordre d'arrivée —et entre autres) ces prochaines semaines (et mois !!!) :

Adam & The Ants, The Angels (AUS), Art, Atomic Rooster…

Balaam and the Angel, Be-Bop Deluxe, Big Country, Blue Cheer, BoDeans, Brodie (Dan), Buffalo, Bull Angus…

The Cars, Cave (Nick), The Celibate Rifles, The Chameleons (UK), The Churchills, Concrete Blonde, The Cramps…

Dictators, Died Pretty, Dirty Ray, DMZ, Dramarama…

54.40, Fixed Up, Free, Freedom, Frijid Pink…

Georgia Satellites, Golden Smog, Grand Funk Railroad, Granicus, Grant-Lee Buffalo, The Greatest Show On Earth, Green On Red, Guadalcanal Diary, Gun (60's)…

Hanoi Rocks, Harvey (Alex), Hawkwind, Hell's Kitchen, Hiatt (John), High Tide, The Hitmen, Hooters, Husker Du…

Idle Race, Immaculate Fools…

The Jam, Jason & The Scorchers, Jellybread, Jeronimo, Jesus Volt, The J. Geils Band, The Johnnys, Josefus, Juicy Lucy… 

Kashmir (Danemark), Kid Pharaon…

Louie & The Lovers…

Masters Apprentices, McMurty (James), Modern Lovers, Mother Superior, The Move, Mungo Jerry, Music Machine…

Omar & The Howlers, The Only Ones…

Patto, Pink Fairies, The Primevals, Prince, The Proclaimers…

Quill…

The Rainmakers, Todd Rundgren…

Joe Satriani, Sharks, Shoulders, Silencers, Slade, Smack, Steamhammer, Stems, Stewart (Rod), Stray…

Television, Tempest, Ten Years After, Les Thugs, T.I.M.E, Titanic, Toe Fat, T2, Tucky Buzzard, TV Smith…

UFO…

The Wallflowers, Webb Wilder, Wire Train, Steve Wynn…

The Yayhoos, Young (Neil)…

 

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Please reload

Posts à l'affiche

VIETNAM "VIETNAM" (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO

03/03/2019

1/10
Please reload

Posts Récents
Please reload

Archives