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BOHEMIAN RHAPSODY (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO)

31/10/2018

Aujourd'hui sort sur nos écrans le biopic consacré à Queen et plus précisément à Freddie Mercury, Bohemian Rhapsody. Malheureusement, comme beaucoup de biopics, celui-ci n'a pas d'autre objectif que de chercher le jackpot de la ‘cash machine’ et pas qu’accessoirement de relancer les ventes de disques du groupe, en couchant sur pellicule du mythe et de la légende en 24 images seconde —même là où il n’y en a finalement pas tant que ça, à bien ! regarder. La sortie de ce film à l’encéphalogramme plat et morne est tout de même une occasion en or et le prétexte idéal (et on n'allait pas passer à côté) pour vous diffuser sur Radio Perfecto une sélection de titres de Queen un peu moins courants que les "Bohemian Rhapsody" (justement) et autres "We Are The Champions"…  

 

Je ne vous surprendrais pas, je pense —ou tout du moins j'espère—, si je vous dis que l'industrie cinématographique a toujours aimé surfer sur les modes, à en baser même son économie depuis plusieurs décennies, faute de mieux. Au-delà de cette bête constatation, ajoutons qu'elle a toujours adoré s'approprier des produits dérivés (de troupes d'humoristes, de comiques de stand up, d'animateurs télé, de miss météo même, c'est dire… sans oublier les adaptations de romans, BD ou pièces à succès) plutôt que faire confiance à la capacité d'invention et de création des scénaristes, et donc appliquer des formules qui la rassurent sur sa capacité à avoir un retour sur investissement rapide, fiable et si possible surmultiplicateur. 

 

Parmi les grandes mouvances qui ont indéniablement la cote ces temps-ci, donc pas loin d'un axe Star—Walt—Marvel (c'est désormais la même boîte, en plus !) le biopic d’artiste musical, si possible fraîchement décédé, mouvance que les succès successifs de Ray (sur Ray Charles), Walk the Line (sur Johnny Cash) et notre Môme nationale n’ont fait qu’amplifier encore. Heureusement, parfois avec bonheur, lorsqu’il s’agit de sortir des sentiers battus, comme ce fut le cas, avec le I’m not there de Todd Haynes et ses Dylan multiples, qu’on pourrait presque décrire comme anti-biopic, ou encore le film de Joann Sfar sur Gainsbourg (Gainsbourg, vie héroïque), à n’en point douter l'un des ovnis du cinéma français des années 2000 (pour le meilleur et pour le pire !). 

 

Du biopic vous mangeâtes, du biopic vous allez bâfrer ! Voilà un peu le mot d’ordre. Si ça marche, ça marchera, et le jour où ça cessera de marcher, on passera à autre chose. On a connu (bien) pire comme modes cinématographiques, alors on ne se plaindra pas. Ou pas trop, parce que certains projets font un peu froid dans le dos, tout de même. 

 

Bien entendu, en ligne de mire et en pole position, Michael Jackson, David Bowie, Johnny Hallyday et Prince (même si le petit bonhomme de Minneapolis avait pris les devants en imaginant lui-même et faisant réaliser Purple Rain —par un tâcheron de niveau olympique en plus, Albert Magnoli). Tous les produits dérivés possibles et inimaginables sont à nouveau en rayon, ne manque plus que le biopic d’un artiste musical si possible fraîchement décédé. Et (presque) fraîchement décédés (à défaut de fraîchement enterrés !), ils le sont ! Reste à savoir qui les interprètera, qui réalisera la chose, et qui empochera les millions. 

 

Et pour en finir avec les Jackson addicts nouveaux et anciens, ressortons du placard la mini-série en deux épisodes (cinq heures en tout) The Jacksons : An American Dream, produite par ABC et programmée en novembre 1992 (avec notamment Angela Bassett, dans le rôle de Katherine Jackson) et qu’un petit malin publiera probablement aussi en DVD un jour ou l’autre…

 

Amy, Iggy, Jimi, Bon et les autres

 

On parlait d'un film sur Amy Winehouse quasiment depuis le quart d'heure qui a suivi l'annonce de sa mort, c'est maintenant dans les tuyaux (pour 2019), suite au succès du documentaire (intitulé simplement Amy) qui lui a été consacré et qui —c'est toujours bon pour l'image— est passé hors compétition sur la croisette lors de l'édition 2015 du Festival de Cannes.

 

Parmi les films déjà en branle, mais qui semblent s'être enlisés en chemin, le plus attendu est celui sur Iggy Pop (The Passenger, réalisé semble-t-il par un inconnu au C.V. uniquement télévisuel, Nick Gomez), avec Elijah Wood dans le rôle-titre. Sauf qu’Elijah Wood en Iguane, moi je ne le sens pas du tout. Il n’y a que l’Ig pour jouer l’Ig, sauf depuis qu’il s’est reconverti en crooner des bacs à sable, bien sûr. Bref, autant remettre l’idée là où elle n’aurait jamais dû sortir : au fond d’un tiroir. Et c'est d'ailleurs ce qui semble être le cas, puisque le film annoncé vers 2016 a tout l'air d'avoir été purement et simplement annulé. Par contre, un autre projet circule depuis quelques années, appelé Lust For Life et se concentrant sur les années Berlin d'Iggy. 

 

Des rumeurs contradictoires avaient aussi circulé du côté d’un biopic sur Hendrix. On avait un peu tout entendu, surtout Lenny Kravitz qui assurerait le rôle. Il faut dire qu’il a toujours voulu être Jimi à la place de Jimi, Lenny, alors. Pauvre, Lenny… En plus, la compagnie qui avait décidé de « greenlighter » le projet (Legendary Pictures) semblait vouloir se passer de l’autorisation préalable de Experience Hendrix, société contrôlée par sa belle-sœur et qui a toujours apposé son droit de veto au développement d’un long-métrage biographique. Leur idée était de faire le film d’abord, de la faire approuver ensuite. Une manœuvre très risquée, lorsqu’on sait à quel point l’héritage hendrixien a toujours été un sujet très sensible… Mais est finalement sorti (en 2013) Jimi, All Is By My Side, un film d'une superficialité qui confine au ratage stratosphérique, pour ne pas dire intergalactique… 

 

Également en train de faire du surplace dans les starting blocks depuis un bon paquet d'années, un biopic sur Bon Scott, puisque AC/DC ne cesse de revenir sur le devant de la scène (souvent de manière discutable, mais c'est là un autre débat) ; c’est Brian Johnson qui, une fois encore, doit tirer la tronche. Pendant longtemps, on n’en savait guère plus, si ce n’est que la production était à la recherche de « Silver », qui fut la petite amie de Bon et pourrait apporter son témoignage et donc un éclairage inédit sur la courte existence du kangourou électrique. Et puis, finalement un titre est tombé (Bon Scott : The Legend Of AC/DC) et Rob Liotti dans le rôle de Bon et aussi… avec la casquette de scénariste !… Sans doute un petit cadeau qu'il se fait à lui-même, mais ce sont les fans qui font la grimace.

 

On reste dans le destin tragique (et même mystérieux, pour le coup, puisqu’on ne sait pas grand-chose de sa noyade dans le Mississippi), avec Jeff Buckley (là, c’est de famille, son chanteur folk de père, Tim, ayant lui aussi disparu très jeune, mort d’une overdose). Comme toujours, la mère de Buckley, Mary Guibert, est à la baguette. On peut lui faire confiance, comme à son habitude, pour que la mémoire de son fils (et de son mari) ne soit pas souillée. Également pour empocher un joli chèque, autre de ses habitudes !…

 

Côté Sinatra, c’est le flou artistique complet ! Scorsese continue de développer le projet du bout des doigts. On avait parlé de Dennis Hopper (curieuse idée !) mais il s'est auto-disqualifié en décédant, et maintenant ce sont DiCaprio (qui n’a pas terminé sa carte d’abonnement scorsesienne, sans doute), Depp et Clooney qui seraient sur les rangs. Sans doute un peu beaucoup du grand n’importe quoi, que cette histoire-là. M’est avis que cela doit se résumer pour le cinéaste italo-américain, à quelques lignes griffonnées dans un cahier, une vague idée de l’ensemble et un report à l’infini pour cause de multitude de projets divers et (a)variés déjà dans les tuyaux.

 

Clairement plus fun, un film sur Keith Moon serait aussi en pré-production ou production, parfois doté du joli patronyme de See me feel me : Keith Moon naked for your pleasure (!!!), il est annoncé depuis au moins dix ans déjà. Roger Daltrey co-produit et Mike Myers devait tenir le rôle du batteur fou mort d’overdose en 78. Mais allez savoir pourquoi, Myers a été éjecté du projet et la dernière fois qu'on en a entendu parler (en août 2018), c'était lors d'une interview où Daltrey disait "qu'il choisirait son acteur simplement en regardant ses yeux" (comprenne qui pourra). Une chose est sûre, ce biopic-ci dépotera plus qu’à son tour !… 

 

Enfin, quelques autres projets plus ou moins avancés, pour la route : Sexual Healing (Marvin Gaye campé par Jesse L. Martin),The Dirt (avec les hardos guignolos-tatoués de Motley Crue en ligne de mire), Miles Davis tout en trompette dans un film annoncé comme atypique, qu'a écrit et que veut réaliser l'acteur Don Cheadle (qui jouerait aussi Davis), un film sur Janis Joplin (qui, aux dernières nouvelles, serait personnifiée par Amy Adams, bonne pioche du réalisateur Lee Daniels) ; et bien sûr environ 173 projets (au bas mot) autour de la courte existence de Kurt Cobain !…

 

Biographie, historiographie, hagiographie…

 

Le problème du biopic, c’est de trouver un bon équilibre entre le discours officiel, les passages obligés ancrés dans l’inconscient collectif et une interprétation toute subjective, moulée à la passion véritable et donc parfois à la mauvaise foi la plus abrupte, avec comme piège principal de se retrouver avec à l’écran une image ne collant pas du tout à la réalité. 

 

Les raccourcis sont forcément obligatoires lorsqu’on raconte la vie pleine, aussi courte soit-elle parfois, d’un artiste, en deux petites heures ; revoir Walk the Line qui, tout réussi qu’il demeure (en majeure partie, grâce à la prestation exceptionnelle de Joaquin Phoenix), n’en a pas pour autant évité l’ellipse facile et le zapping pur et simple (toute la période « Jésus revient » avec Cash qui enregistre l’ancien testament sur 36 albums, etc.). 

 

C’est souvent le cas lorsqu’on touche à la politique (Malcolm X de Spike Lee ou une partie de l’œuvre d’Oliver Stone, qui hérissa aussi les poils des fans de Jim Morrison avec son Doors), mais le biopic musical ne manque pas à l’appel. Citons Notorious B.I.G., produit clairement par certains protagonistes de l’histoire (ses anciens managers, sa mère et son ami Puff Daddy, n’en jetez plus !) pour la déformer et la réécrire à leur guise. Procédé malhonnête au possible. 

 

Et pour quelques biopics de plus…

 

Les biopics de musiciens, chanteurs et groupes ne sont finalement pas si nombreux que cela, proportionnellement à l’ensemble des films basés sur des personnages en chair et en os (ou poussière ou bandelettes pour les momies). Comme dit ici en introduction, il faut toujours un précédent pour que se multiplient par la suite les copies plus ou moins conformes de recettes déjà éprouvées, parfois en améliorant la sauce. À bien regarder, Ray (sur Ray Charles), par exemple, redresse la barre en corrigeant les erreurs accumulées sur le piètre What’s love got to do with it (sur Ike et Tina Turner, pourtant auréolé d’une belle paire —Laurence Fishburne et Angela Bassett), avec une plus grande exigence à tout point de vue. Walk the Line est lui quasiment un cas d’école et nul doute qu’il a agi comme un nouveau mètre étalon par rapport à la majorité des projets qui lui sont postérieurs. 

 

Parmi les réussites plus ou moins anciennes, on notera surtout Romance Inachevée (Anthony Mann, 1953, sur Glenn Miller, avec un James Stewart confondant), Bird (1988, où Clint Eastwood met en exergue son amour du jazz en général, et du saxophone de Charlie Parker en particulier, avec un imposant Forest Whitaker), La Bamba (1987, sur Ritchie Havens, joué par le trop rare Lou Diamond Philips, avec le morceau-titre, repris par Los Lobos, qui marqua l’avènement du latin rock et mit en orbite le métrage), le controversé Sid & Nancy (sur les derniers jours de Sid Vicious et sa petite amie Nancy Spungen, avec un Gary Oldman toujours impeccable en bassiste punk jusqu’au bout du trognon) ; Le roman d’Elvis (1979, excellent téléfilm signé John Carpenter, forcément atypique dans sa filmographie avec, guess who, Kurt Russell dans le rôle du king !) ; Lady sings the blues (1972, mis en scène par Sidney J. Furie qui se penche sur la destinée de Billie Holiday, interprétée ici par… Diana Ross !) ; sans oublier le plus récent et excellent Control (2007, Anton Corbijn) qui est bien plus qu’un biopic sur Ian Curtis de Joy Division

Côté musique classique, si les tentatives de raconter en images Chopin de façon beaucoup trop romancée (A song to remember, 1945, Charles Vidor, et époque oblige), Litz de manière bien trop figée et ramollo (le ronflant Song without end, en 1960, par George Cukor et avec Dick Bogarde) ou la tumultueuse vie de Beethoven ont toutes été des échecs (notamment Copying Beethoven, avec Ed Harris ; ou Ludwig Von B avec une fois encore l’impeccable Gary Oldman —Anthony Hopkins avait longtemps été pressenti dans le rôle), il faut louer Amadeus, belle réussite signée Milos Forman (1984) avec un Tom Hulce totalement ahurissant en Mozart excentrique et survolté. 

 

Mentionnons pour clore ce tour d’horizon bien évidemment non exhaustif : Jane B. par Agnès V (1988), comme son nom l’indique un film (plutôt un collage, avec notamment des extraits d’entretiens) d’Agnès Varda sur et avec Jane Birkin ; Night & Day (1946, Michael Curtiz), avec un Cary Grant assez convaincant dans la peau de Cole Porter, malgré un scénario un peu chichiteux ; l’indémodable Bound for Glory (1976, Hal Ashby, avec David Carradine, dans le rôle de Woody Guthrie) ; l’ultra-vitaminé Great Balls of Fire, avec un Dennis Quaid explosif dans la peau de Jerry Lee Lewis (1989, Jim McBride) ; un Temptations assez mitigé sur les Temptations donc (1998, il s’agit d’un téléfilm de quatre heures produit par NBC) ; et enfin Stoned, sur la trajectoire météorite du meilleur Stones (avis personnel que j’assume), Brian Jones, avec pour point de départ l’idée, telle que déjà développée dans le livre d’Anna Wohlin, The Murder of Brian Jones, que le guitariste fut assassiné par Frank Thorogood, un invité du musicien. Approche intéressante autant qu’originale, mais malheureusement gâchée par une mise en scène plate et un casting de troisième division. 

 

 

Rock around the scope

 

Ci-après une sélection aussi subjective (ah ça, vous n’allez pas être déçus !) que non exhaustive (manquerait plus que ça) de 33 (petits) tours pour autant de longs-métrages avec de vrais morceaux de rock attitude dedans. Ils n’y sont pas tous, ce ne sont pas nécessairement les meilleurs, mais il y a là de quoi amuser et/ou exciter les cages à miel des plus exigeants…

 

Absolute Beginners

(1986, Julian Temple)

Adaptation musicale d’un roman de Colin MacInnes, nous plongeant au cœur des fifties, avec l’obligatoire romance (un jeune photographe amoureux d’un modèle appelée… Crepe Suzette !). Bowie tient l’un des rôles principaux de cette gentille kitcherie, anecdotique et pas bien méchante…

 

Across the Universe

(2007, Julie Taymor)

Joli exercice de style consistant à construire/monter/montrer cette bête love story (une fois encore) en reposant toutes les scènes clé sur des chansons des Beatles, le tout habilement monté et découpé. All you need is love !…

 

Backbeat

(1994, Iain Softley)

Ou les vertes années des Beatles, à Hambourg. Le film en lui-même ne casse pas trois pattes à un canard, mais son originalité est de partir du principe que les Beatles étaient des sortes de punks de leur temps et de faire réenregistrer (et c’est ce qu’on entend dans le film) leurs classiques des débuts par les musiciens suivants : Thurston Moore (Sonic Youth), Mike Mills (R.E.M.), Dave Grohl (Nirvana sur le moment, Foo Fighters aujourd’hui), Don Fleming (Gumball), Dave Pirner (Soul Asylum) et Greg Dulli (The Afghan Whigs). À voir les yeux fermés, le cas échéant !… 

 

The Blues Brothers

(1980, John Landis)

Qui n’a jamais vu les Blues Brothers, leurs moments de bravoure, leur nonchalance légendaire, les guests par brouettes entières et les bagnoles de flic empilées ?… Éviter si possible la suite, Blues Brothers 2000 (qui est d’ailleurs plutôt un copié-collé du premier), malgré son impressionnant casting : BB King en tête and much more)…

 

Control

(2007, Anton Corbijn)

Dans un noir et blanc classieux, sans aucune esbroufe, mais avec une sacrée touche même s’il ne s’agit que de son premier film (mais il a déjà réalisé plus de 80 clips et un court dans les années 90), Anton Corbijn revient sur la destinée d’Ian Curtis, chanteur mythique de Joy Division, jusqu’à son tragique suicide, en mai 1980. Control n’est pas racoleur, Control est l’antithèse des biopics à l’américaine, Control est une réussite de chaque instant et Control est dans ma sélection. 

 

Cry Baby

(1990, John Waters)

Depp dans son premier grand rôle au cinéma, en crooner bad boy, leader des « délinquants juvéniles » (dont le patriarche n’est autre qu’Iggy Pop !). L’action se déroule en 1954, année de naissance officielle du rock’n’roll et John Waters, plus qu’un teen movie déviant, propose ici clairement une parodie musicale de ces années-là et du cinéma de ces années-là. Cerise sur le gâteau, quelques croustillants clins d’œil à Elvis, James Dean ou encore Marlon Brando. Plus rock’n’roll, tu meurs (de rire) !…

 

Dazed and Confused

(1993, Richard Linklater)

Primo, Quentin Tarantino a toujours cité Dazed and Confused parmi ses dix films préférés, tous genres et époques confondus, avouant même qu’il avait sans doute eu une influence inconsciente sur Pulp Fiction. Deuxio, la B.O. contient notamment des titres de Ted Nugent, ZZ Top, Nazareth, Lynyrd Skynyrd, Black Sabbath, Deep Purple, Alice Cooper, etc. Je vous raconte l’histoire ou vous êtes déjà parti en quête de ce Graal rock’n’rollesque ?…

 

Good morning, England

(2009, Richard Curtis)

Angleterre, fin des années 60, dans la mer du Nord vogue le navire d’une radio pirate, Radio Perfecto (ah non, c'est Radio Rock, c'était pour voir ceux qui suivaient), et à son bord les DJ’s les plus excentriques qui soient (superbe casting : Philip Saymour Hoffman, Kenneth Branagh…). Le gouvernement british, avec son éternel balai dans le cul, ne voit pas les choses du même œil (et encore moins de la même oreille). Haut en couleurs et bientôt dans votre platine DVD.

 

Good to see you again

(1974, Joe Gannon)

Alice Cooper (le groupe, pas encore l’homme) au meilleur de sa musique (la tournée Billion Dollar Babies de 1973), mais pas de sa forme (ils rivalisent tous dans le rôle de la loque humaine) avec pour la première fois une incursion du côté théâtral de la force (mannequins, poupées, serpent, chapeau haut de forme et tout le toutim). Les extraits de concerts sont coupés de scènes de « fiction » complètement barjos. Vraiment du grand n’importe quoi. Personne ne se permettrait de produire ça aujourd’hui !… Raison de plus pour vous procurer la chose.

 

Hedwig and the Angry Inch

(2001, John Cameron Mitchell)

Le glam-rock qui suinte par tous les pores de la pellicule. Extravagant, vous avez dit extravagant ? Oui, mais bien plus que ça. L’opéra rock se fait ici facilement transgressif et l’on pense autant à un Rocky Horror Picture Show moderne (un quart de siècle sépare les deux films, tout de même) qu’à un The Wall à paillettes, avec une bonne dose d’humour (même si désespéré par instants) et de bonne humeur communicative…

 

High Fidelity

(2000, Stephen Frears)

Si Rob, le personnage central de High Fidelity n’était pas gérant d’un magasin de disques, s’il n’était pas en contact permanent avec des fondus de la collectionnite pop et s’il n’était pas lui-même toujours en train d’inventer des « top lists » d’albums, avec sa vie quotidienne clairement placée sous le signe du classic rock, le film de Frears ne serait qu’une comédie romantique de plus. C’est ce contexte qui lui donne toute sa saveur, au point que la romance devient, en définitive, presque accessoire. Croustillant. Dans une moindre mesure, revoir aussi Ghost World pour le personnage de Steve Buscemi.

 

Honkytonk Man

(1982, Clint Eastwood)

On connaît l’amour d’Eastwood pour la musique, le jazz, le blues et la country tout à la fois (outre Bird, sur Charlie Parker, il a participé à la série de documentaires Blues de Martin Scorsese, a produit par ailleurs un doc sur Thelonious Monk et participé à un autre sur le fameux Monterey Jazz Festival. Ici, pour son premier grand film de metteur en scène, il endosse le costume poussiéreux et rapiécé d’un chanteur country au bout du rouleau, qui rêve de tenter sa dernière chance sur la mythique scène du Grand Ole Opry de Nashville…

 

I’m not there

(2007, Todd Haynes)

Assez hermétique et difficile d’accès si on ne s’intéresse que peu ou pas à Dylan et à son œuvre, I’m Not There n’est pas qu’un ovni. On sent le travail de fond, énorme. Haynes connaît son sujet sur le bout du médiator, c’est pourquoi il se permet de l’utiliser comme un matériau libre, mouvant, protéiforme. Mettre en avant le côté multi-facettes de Dylan est son point de vue originel. À partir de ce postulat, il a découpé, recoupé, redécoupé, recollé une partie de ce qu’a été, est, a représenté, représente le chanteur, pour trois générations d’amateurs de folk music en particulier, de rock music en général. 

 

The Last Show

(2006, Robert Altman)

Après quelques montagnes russes créatives, Robert Altman clôt en beauté sa filmographie, avec ce film anticonformiste, à la fois drôle et mélancolique, où il épingle gentiment l’arrière-cour du monde des médias (radiophoniques ici), ainsi que celle de la musique country, qu’il portait néanmoins en son cœur (revoir par ailleurs Nashville, qu’il réalisa en 1975). Une vraie leçon de vie, à la fois joyeuse et grave…

 

The Last Waltz

(1978, Martin Scorsese)

1976, The Band décide de donner un concert d’adieu pour Thanksgiving et veut absolument marquer le coup. Martin Scorsese débarque avec ses caméras, pour l’une des plus belles captations de concert de l’histoire du rock (et du cinéma). Balancez vos DVD musicaux à la poubelle, celui-là les enterre (presque) tous !…

 

Once

(2007, John Carney)

La musique a ce pouvoir de réunir… Réunir les personnes, les âmes, les sensibilités. C’est ici le cas de Glen et Marketa, lui guitariste sortant d’une liaison douloureuse, elle pianiste marié à un type qu’elle n’apprécie guère, qui plus est resté au pays (en République Tchèque). Belle évocation par ailleurs des rues de Dublin, l’une des villes les plus « musicales » qui soient…

 

Presque célèbre 

(2000, Cameron Crowe)

Un ado de quinze piges, scribouillard débutant, réussit à s’infiltrer avec un groupe en tournée, afin d’y écrire un reportage pour le fameux magazine « Rolling Stone ». Inspiré de faits réels, avec un Philip Seymour Hoffman impérial dans le rôle de Lester Bangs (deux ou trois scènes seulement, mais quelle présence, quelle aisance !). Privilégier la version longue « director’s cut », disponible un temps sur l’édition collector DVD. 

 

Purple Rain

(1984, Albert Magnoli)

Prince, au sommet de sa gloire, s’auto-raconte et panse ses plaies (ses relations difficiles avec son père, etc.) avec ce qui demeure clairement son album le plus éblouissant et retentissant, Purple Rain… Le film a pris un petit coup de vieux, la musique non.

 

Radio On

(1980, Christopher Petit)

Il s’agit là du premier film d’un célèbre critique de cinéma anglais, l’histoire d’un jeune homme qui roule de Londres à Bristol, là où son frère vient de mourir, toute radio allumée (d’où le titre) sur du post-punk et du rock trituré et dépressif comme les Anglais savaient en faire à l’époque (l’action est contemporaine et se déroule en 1979). Un road movie très proche de l’univers de Wim Wenders (qui produit la chose). 

 

Road to Graceland

(1999, David WInkler)

Depuis que sa femme est morte dans un accident de voiture, Byron se laisse aller au gré des vents, contraires ou non. Un jour qu’il roule jusqu’à Memphis, il rencontre un homme prétextant être… Elvis Presley. Harvey Keitel, en illuminé mystique, est génial, et porte à lui tout seul ce film au rythme un peu décousu. Attention, de nombreux clins d’œil au King et à son œuvre égrènent le métrage, que vous apprécierez donc d’autant mieux si vous êtes Presley addict. 

 

The Rocky Horror Picture Show

(1975, Jim Sharman)

Il s'agit de l'irruption impromptue d'un jeune couple de ringards au château de Frank N. Furter, en plein congrès transylvanien, réunion annuelle de joyeux lurons décadents provenant de la planète Transsexuelle. Quelques pas de « Time Warp » et exploits de travestissement plus tard, tout le monde est transformé en statues de pierre, puis en objets de luxure destinés aux seuls plaisirs du maître des lieux… Si vous connaissez plus transgressif que ça, faites-nous signe !…

 

Rude Boy

(1980, David Mingay et Jack Hazan)

Très clairement le meilleur document sur le mouvement punk anglais. On y suit un roadie de Clash, groupe-emblème de la résistance au National Front s’il en est, en tournée ; et ainsi par ricochet l’Angleterre de Thatcher en train de se désagréger. C’est si bien torché et si représentatif de l’époque, qu’aujourd’hui encore, lorsque retentissent « I Fought the Law », « Police & Thieves » et consorts, ou que la caméra suit les personnages dans la grise Londres, on s’y croirait vraiment. Poignant. 

 

Shine

(1996, Scott Hicks)

Pas rock pour un sou, pour le coup, mais il y a là de quoi secouer votre palpitant plus qu’à son tour (plus que dans La leçon de piano, pour rester dans des histoires de piano des antipodes). Shine s’inspire de l’histoire vraie d’un pianiste australien ultra-doué (impressionnant Geoffrey Rush, découvert ici), obligé d’abandonner un temps la scène, à cause de troubles psychiques (il est carrément interné !), puis de remonter la pente, petit à petit…

 

Singles

(1993, Cameron Crowe)

Si une bestiole comme le film grunge devait exister, alors Singles en serait le mètre-étalon. Cameron Crowe (déjà ! voir Presque célèbre) nous plonge au cœur du mouvement, là où tout a débuté, à Seattle. On y suit un groupe de jeunes paumés en quête de l’âme sœur (what else ?), avec ce décor, cette ville, cette atmosphère vénéneuse, qui infectent chaque instant du métrage. À noter la participation des membres de Soundgarden, Pearl Jam ou encore Mudhoney.

 

Spinal Tap

(1984, Rob Reiner)

Les documentaires sur les artistes et groupes sont légions, mais un groupe qui se forme après la sortie d’un faux documentaire (voire « mockumentaire »), voilà qui est unique dans les annales ! Spinal Tap, ses chansons heavy stupides, ses batteurs qui disparaissent mystérieusement, ses conflits d’ego et ses mésaventures diverses et avariées sont maintenant rentrés dans la légende. Hilarant !…

 

Stomp ! Shout ! Scream ! 

(2005, Jay Edwards)

1966, The Violas, groupe pop féminin est en tournée lorsque son van tombe en panne (patatras) dans une ville balnéaire (plouf plouf) où la police (bang bang) mène l’enquête suite à une disparition d’enfant et de nombreux dégâts matériels (crac boum uh). Pas de quoi s’accrocher aux rideaux, mais une sympatoche évocation de la légende du Bigfoot des Everglades… Que vient faire ce nanar calibré dans cette sélection ? Allez savoir… Le titre est sympa, non ?

 

Tenacious D in the pick of destiny

(2007, Liam Lynch)

Tenacious D, c’est d’abord le groupe de Jack Black (oui, l’acteur) et de son poteau Kyle Gass. Pour leur second album, et après une mini-série TV diffusée sur HBO, ils ont imaginé l’histoire d’un médiator magique conférant à celui qui l’utilise des super pouvoirs guitaristiques. Ou un truc du même tonneau. C’est crétin au possible et donc parfait pour illustrer le « Mock Rock » endiablé du duo. 

 

200 Motels

(1971, Frank Zappa)

On l’oublie souvent, mais tout grand zazou et musicien stakhanoviste qu’il était, Frank Zappa a d’abord commencé par bidouiller des petits films (avec son ami Captain Beefheart), avant que l'ensemble de ses œuvres de jeunesse avec des images qui bougent dessus ne lui soit purement confisqué par la maréchaussée. Tout ceci pour rappeler son attirance pour l’image et revenir sur sa grande œuvre du début des seventies, 200 Motels. Le projet est titanesque, un bide commercial retentissant et un bordel filmique de chaque instant, d’où émergent notamment un Ringo Starr hirsute (dans le rôle de Zappa !), Jimmy Carl Black en cow-boy obsédé et Keith Moon en… nonne nympho ! Aussi grotesque que jubilatoire.

 

Velvet Goldmine

(1998, Todd Haynes)

Cette excellente évocation (et reconstitution même) des années glam et des derniers soubresauts d’insouciance pop (juste avant le punk donc, qui déferle dès 76) a été produite par Michael Stipe, de R.E.M. On y suit l’enquête d’un journaliste rosbeef expatrié à NY, sur les traces de l’idole de son adolescence. Pour les fans de Bowie, T.Rex, Iggy Pop, Lou Reed & co, mais pas que. 

 

The Wall

(1981, Alan Parker)

Certains s'obstinent à ne voir en The Wall qu'un vidéo-clip gigantesque. Certes, ce magma bouillonnant de prouesses visuelles a inspiré plus d'un réalisateur dans ce domaine, mais The Wall-le disque n'a-t-il pas marqué, d'une même manière, toute une génération de musiciens, sans pour autant être descendu en flamme parce que trop conceptuel ou affublé d'autres reproches à deux euro six sous ? Violent, incisif, désespéré, intimiste et terrifiant. 

 

Wattstax

(1974, Mel Stuart)

C’était un peu, toutes proportions gardées, le Woodstock des musiques noires, avec ici une sélection d’images (Isaac Hayes, Rufus Thomas…) prises parmi ce concert d’une journée ayant eu lieu au Los Angeles Coliseum en août 1972… 

 

Wayne’s World

(1992, Penelope Spheeris)

Deux ados un peu (beaucoup, oui !) crétins ont transformé leur appartement en studio de télévision et animent chaque nuit pour une minuscule chaîne câblée une émission de hard-rock aux gags et jeux de mots aussi débiles et foireux qu’eux. On navigue pas loin des ZAZ, là, c’est dire le niveau (et le 2 est pire) !… Forcément culte !…

 

We’re all Devo

(1983, Gerald V. Casale)

Formé en 72 par Jerry Casale et Mark Mothersbaugh, deux étudiants de Kent State University dans l'Ohio, Devo emprunte son nom à un livre, The Beginning Was The End, qui mettait en avant le concept de « dé-évolution »; l'idée qu’après avoir évolué, l'Humanité était désormais en pleine régression (moi, je dis : pas mieux !). Ce qui n’a jamais empêché la bande d’exceller dans l’entertainment de qualité, comme ici avec ce film regroupant clips et scènes de fiction, le trait d’union entre les premiers et les secondes étant un présentateur de Big Entertainment (justement), dépité par la médiocrité du groupe, et sa fille, qui elle en est fan…

 

 

 

Christophe Goffette

www.goofprod.com

 

 

LA SÉLECTION DU GOOF  :

  1. Queen « Spread Your Wings » (News Of The World, 1977)

  2. Queen « The Millionnaire Waltz » (A Day At The Races, 1976)

  3. Queen « Death On Two Legs » + « Lazing On A Sunday Afternoon » « I’m In Love With My Car » (A Night At The Opera, 1975)

  4. Queen « Fat Bottomed Girls » + « Dreamers Ball » (Jazz, 1978)

  5. Queen « Killer Queen » + « Flick Of The Wrist » (Sheer Heart Attack, 1974)

  6. Queen « Procession » + « Seven Seas Of Rhye » (Queen II, 1974)

  7. Queen « Good Old-Fashioned Lover Boy » + « Drowse » (A Day At The Races, 1976)

  8. Queen « The Prophet’s Song » (A Night At The Opera, 1975)

  9. Queen « It’s Late » (News Of The World, 1977) 

  10. Queen « Innuendo » (Innuendo, 1990) + « God Save The Queen » (A Night At The Opera, 1975)

 

Déjà paru :

BangBlodwyn Pig — Blue Ash ("No More No Less", 1973) ;

CactusCaptain Beyond — Cheap Trick ("Cheap Trick", 1977)  ;

Del Fuegos (The) — Del Lords (The)

Fleetwood Mac (1/2) — Fleetwood Mac (2/2) ;

Hawkins (Taylor) & The Coattail Riders Hoodoo Gurus ;

Kak (Kak, 1969) ;

London Cowboys ;

Marriott (Steve) (1/2)Marriott (Steve) (2/2) — Moore (Gary) (Blues For Greeny, 1995) ; Mother Tongue ("Mother Tongue", 1994)

Peer Günt ;

Reed (Lou) ;

Sheriff (Les)Smithereens (The) — Spedding (Chris) 

 

À lire et écouter ces prochains jours :

Black Pearl (01/11), The Gods (02/11), "Nador" des Variations (03/11), "Ginhouse" de Ginhouse (04/11), The Rave-Ups (05/11), Blackfire—"Rumble, The Indians That Rocked The World" (film) (06/11), Roger Taylor (Queen) (07/11), Brian May (Queen) (08/11), Eric McFadden (09/11), "Lost Territories" de Little Bob (10/11), "The Unforgiven" de The Unforgiven (11/11), Alice Cooper (12 au 16/11 inclus !), "The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars" de David Bowie (17/11), "Hearts & Minds" de Hearts & Minds (18/11), Wild Turkey (19/11), FFS (Franz Ferdinand + Sparks) (20/11), …

 

À suivre (par ordre alphabétique, mais dans le désordre d'arrivée —et entre autres) ces prochaines semaines (et mois !!!) :

Adam & The Ants, The Angels (AUS), Art, Asherton (Johan), Atomic Rooster…

Balaam and the Angel, Be-Bop Deluxe, Big Country, Blue Cheer, BoDeans, Brodie (Dan), Buffalo, Bull Angus…

The Cars, Cave (Nick), The Celibate Rifles, The Chameleons (UK), The Churchills, Concrete Blonde, The Cramps…

Dictators, Died Pretty, Dirty Ray, DMZ, Dramarama…

54.40, Fixed Up, Free, Freedom, Frijid Pink…

Georgia Satellites, Golden Smog, Grand Funk Railroad, Granicus, Grant-Lee Buffalo, The Greatest Show On Earth, Green On Red, Guadalcanal Diary, Gun (60's)…

Hanoi Rocks, Harvey (Alex), Hawkwind, Hell's Kitchen, Hiatt (John), High Tide, The Hitmen, Hooters, Husker Du…

Idle Race, Immaculate Fools…

The Jam, Jason & The Scorchers, Jellybread, Jeronimo, Jesus Volt, The J. Geils Band, The Johnnys, Josefus, Juicy Lucy… 

Kashmir (Danemark), Kid Pharaon…

Louie & The Lovers…

Masters Apprentices, McMurty (James), Modern Lovers, Mother Superior, The Move, Mungo Jerry, Music Machine…

Omar & The Howlers, The Only Ones…

Patto, Pink Fairies, The Primevals, Prince, The Proclaimers…

Quill…

The Rainmakers, Todd Rundgren…

Sam Gopal, Joe Satriani, Sharks, Shoulders, Silencers, Slade, Smack, Steamhammer, Stems, Stray…

Television, Tempest, Ten Years After, Les Thugs, T.I.M.E, Titanic, Toe Fat, T2, Tucky Buzzard, TV Smith…

UFO…

The Wallflowers, Webb Wilder, Wire Train, World Party, Steve Wynn…

The Yayhoos, Young (Neil)…

Frank Zappa…

 

À venir également sur Radio Perfecto :

— 10/11 : retransmission du concert de Little Bob & The Blues Bastards depuis le Magic Mirrors du Havre.

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