© 2019 Radio Perfecto | vie privée

THE CARS "CANDY O" (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO

23/02/2019

Avec un premier album ayant squatté les charts US pendant plus de deux ans et demi —et donc encore bien perché dans le Billboard 200 au moment de remettre ici le couvert— et se finissant au-delà de la barre des six millions d'exemplaires écoulés (idem, sur le territoire américain uniquement, avec la pression que l'on imagine), et à côté de ça les rudes désillusions de ne pas arriver à reproduire sur scène cette délicieuse alchimie d'un rock (volontiers hard parfois) parfois teinté de pop avec ses duels guitares vs synthés, loin sans faux, il était fort à parier que The Cars ne prenne pas énormément de risques.

 

Et effectivement, des risques, ils en ont peu pris ou, rectifions, des prises d'initiative supplémentaires, car les probabilités que la formule magique fonctionne au moment de leur première sortie des fourrées de la jungle rock déjà engluée dans la new wave étaient quand même minces. En tout cas, ça n'était pas gagné d'avance et il est clair qu'il eut été stupide de venir casser ce château de cartes paraissant encore si fragile, tant le groupe était inclassable et hors de tous les sentiers battus et rabattus. 

 

Changement d'horizon géographique tout de même, puisque Candy O a été enregistré en Californie, tandis que The Cars avait été mis en boite à Londres, mais toujours le britannique Roy Thomas Baker aux manettes —ceci expliquant par ailleurs le lieu de production du premier album éponyme.

 

Pour le reste, Ocasek et Orr, qui composent tout l'album, ensemble ou séparément, restent tout à fait dans la lignée du premier album, sans mimétisme toutefois et avec toujours force inventions et trouvailles. 

 

Mais Elektra ne l'entend pas de cette oreille et cherche à repousser la date de sortie de l'album, ce bien sûr afin de profiter au maximum —et sur un laps de temps le plus étendu possible— du succès de son prédécesseur. Ric Ocasek déclarera à ce sujet : "Notre label voulait retenir l'album, contenir les nouvelles chansons, mais cela équivalait à croire qu'on pouvait contenir le groupe lui-même, et ce groupe ne tenait pas en place, nous étions très prolifiques et, je le pense, particulièrement inspirés. Il eut été dommage de ralentir la cadence, surtout pour simplement avoir un meilleur retour sur investissement de quelque chose qui avait déjà été rentabilisé au centuple !"…

 

La couverture est une peinture du peintre péruvien Vargas, connu pour ses illustrations de pin-ups, qui firent la gloire de magazines comme Playboy ou Esquire, dans les années 50 et 60. L'idée de faire travailler Vargas (déjà très âgé, et qui d'ailleurs décèdera quelques années plus tard) est du bassiste Dave Robinson, qui était un peu le directeur artistique du groupe et, surtout, dans ce cas bien précis, collectionneur d'images de pin-ups. 

 

Pour la petite histoire, Vargas, alors âgé de 83 ans, avait d'abord décliné l'offre, prétextant qu'il ne peignait plus depuis de nombreuses années, et c'est sa nièce, une grande fan du groupe, qui lui fit changer d'avis. Et si vous voulez une autre anecdote par rapport à cette pochette, il se trouve que le modèle qui a posé s'appelait… Candy, chose purement accidentelle.

 

Musicalement, si l'effet de surprise a disparu, les compositions sont aussi solides et dotées des mêmes fulgurances, à la fois au niveau de l'écriture que de l'instrumentation ou la production, totalement au cordeau. 

 

Quatre singles vont paraitre, se classant au mieux à la quatorzième place ("Let's Go") ou échouant au pied du top 40 ("It's All I Can Do", 41ème donc), avec même "Double Life", pourtant particulièrement efficace, qui ne se classera même pas. 

 

Trop de Cars était-il en train de tuer les Cars, comme l'avait craint Elektra ? Disons plutôt que nous étions revenus à des volumes de ventes plus logiques compte tenu du degré d'exigence de ces musiciens et compositeurs hors pair, beaucoup plus perchés que le commun des musiciens contemporains de ce Candy O de bien belle facture. 

 

 

Christophe Goffette

www.goofprod.com

 

LA SÉLECTION DU GOOF   :

  1. The Cars « Let's Go »  (Candy O, 1979)

  2. The Cars « Since I Held You »  (Candy O, 1979)

  3. The Cars « It's All I Can Do »  (Candy O, 1979)

  4. The Cars « Double Life »  (Candy O, 1979)

  5. The Cars « Candy O »  (Candy O, 1979)

  6. The Cars « Night Spots »  (Candy O, 1979)

  7. The Cars « You Can't Hold On Too Long »  (Candy O, 1979)

  8. The Cars « Lust For Kicks »  (Candy O, 1979)

  9. The Cars « Got A Lot On My Head »  (Candy O, 1979)

  10. The Cars « Dangerous Type »  (Candy O, 1979)

 

Déjà paru :

Alarm (The) (Declaration, 1984) Alice Cooper part 1 — Alice Cooper part 2 — Alice Cooper part 3 — Alice Cooper part 4 — Alice Cooper part 5 — Alice Cooper part 6Alice Cooper part 7 Alice Cooper part 8Alice Cooper part 9Armageddon ("Armageddon", 1975) Asherton (Johan) ;

Bad Company ("Bad Co", 1974) Balaam And The Angel BangBig Country ("The Crossing", 1983) — Blackfire — Black Pearl — Blodwyn Pig — Blue Ash ("No More No Less", 1973) — Bohemian Rhapsody (biopic, rock et cinéma) — Butler (John) Trio ("Sunrise Over Sea", 2004) — Buzzcocks ;

CactusCaptain BeyondCars (The) ("The Cars", 1978)Cars (The) ("Panorama", 1980) — Chameleons (The) — Cheap Trick ("Cheap Trick", 1977) — Church (The) ("The Blurred Crusade", 1982) — Churchills (The) ("Churchill's", 1968) — Churls (The) — Cousins (Dave) ("Two Weeks Last Summer", 1972) — Cowboy Nation ;

Del Fuegos (The) — Del Lords (The) — Dramarama ("Cinéma Vérité", 1985) — Dream Syndicate (The) ("The Days Of Wine And Roses", 1982) — Dubrovniks (The) — Dust

El Khatib (Hanni)

Fat ("Fat", 1970) FFSFleetwood Mac (1/2) — Fleetwood Mac (2/2) ;

Ginhouse (Ginhouse, 1971) Gods (The) — Grant Lee Buffalo ("Fuzzy", 1993) — Greatest Show On Earth (The) — Green On Red ("Here Come The Snakes", 1988) ;

Hawkins (Taylor) & The Coattail RidersHearts And Minds ("Hearts And Minds", 1990) — Hendrix (Jimi) ("Voodoo Soup", 1995, part One)Hendrix (Jimi) ("Voodoo Soup", 1995, part Two) — Hold Steady (The) ("Boys And Girls In America", 2006) — Hoodoo Gurus ;

Jo Jo Gunne ;

Kak (Kak, 1969) — Kings Of Leon ("Youth & Young Manhood", 2003) ;

Langhorne Slim "Be Set Free", 2009)Last Barons — Led Zeppelin Part 1Led Zeppelin Part 2 — Led Zeppelin Part 3  Little Bob ("Lost Territories", 1993) London Cowboys — Lords Of The New Church (The) ("The Lords Of The New Church, 1982) — Lyres ;

Malin (Jesse)  — Marriott (Steve) (1/2)Marriott (Steve) (2/2) — Mathe (Patrick) — McFadden (Eric)Midnight Oil part 1Midnight Oil part 2 — Midnight Oil part 3 — Midnight Oil part 4Modern Lovers (The) ("The Modern Lovers", 1976) — Moore (Gary) (Blues For Greeny, 1995) ; Mother Tongue ("Mother Tongue", 1994) — Mumford And Sons ("Sigh No More", 2009) — Murphy (Elliott) ("Selling The Gold", 1995)

New York Dolls ("New York Dolls", 1973) ;

101'ers (The) — O'Neill (Jimme) ("Real", 2008)

Patto ("Patto", 1970) — Peer Günt — Petty (Tom) ("The Last DJ", 2006)Pink Fairies — Presidents Of The United States Of America (The) — Primevals (The) ("Sound Hole", 1986) ;

Quill ("Quill", 1970)

Rainmakers (The) "Skin" (1996)Ramones ("Mondo Bizarro") — Rave-Ups (The) Reed (Lou) — Replacements (The) ("Let It Be", 1984) — Ronson (Mick) — Russell (Calvin) ("Sounds From The Fourth World", 1991) ;

Sam Gopal ("Escalator", 1969)Satriani (Joe) 80's part 1 Satriani (Joe) 80's part 2Satriani (Joe) 80's part 3 — Scott (Mike) ("Bring 'Em All In", 1995)Senseless Things — Sheriff (Les)Sixteen Horsepower — Smithereens (The)Soul Aylum ("Let Your Dim Light Shine", 1995) — Spedding (Chris) — Springsteen (Bruce) (The Ghost Of Tom Joad, 1995) ; 

Taylor (Roger) (1/2)Taylor (Roger) (2/2) — The The ("Soul Mining", 1983) Tolman (Russ)

Uncle Tupelo ("No Depression", 1990) Unforgiven (The) ("The Unforgiven", 1986) ;

Variations (Nador, 1969) — Violent Femmes ("Violent Femmes", 1983)  Violent Femmes ("Hallowed Ground", 1984) — Violent Femmes ("The Blind Leading The Naked", 1986) ; 

Waterboys (The) ("The Waterboys", 1983)Waterboys (The) ("A Pagan Place", 1984) — Waterboys (The) ("This Is The Sea", 1985) — Westerberg (Paul) (Eventually, 1996) — Wild Turkey — Workman (Hawksley) ("Treeful Of Starling", 2006) ;

X ("Los Angeles", 1980) ;

Zappa (Frank) part 1 Zappa (Frank) part 2 Zappa (Frank) part 3 Zappa (Frank) part 4 — Zappa (Frank) part 5 Zappa (Frank) part 6 

 

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Please reload

Posts à l'affiche

VIETNAM "VIETNAM" (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO

03/03/2019

1/10
Please reload

Posts Récents