© 2019 Radio Perfecto | vie privée

LED ZEPPELIN PART 1 (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO

24/12/2018

Chapitre 1 — Yardbirds, New Yardbirds, 'Lead' Zeppelin…

Led Zeppelin est considéré par beaucoup comme l'un des groupes les plus influents de l'âge d'or dit du "classic rock", dont ils contribuèrent d'ailleurs à (faire) exploser toutes les barrières, en y mixant blues, folk, rock'n'roll, rock psychédélique et hard rock naissant —on leur attribue d'ailleurs souvent la paternité de ce dernier, mais c'est un peu aller vite en besogne !

 

'Led Zep' est également adoubé par certains comme l'un des groupes les plus innovateurs de la toute fin des 60's et du début des 70's (sur ce dernier point, il s'agit déjà d'être davantage sur la réserve, même si d'un point de vue technique les quatre formaient vraiment un 'supergroup', dans tous les sens du terme). 

 

C'est en tout cas le groupe de tous les records, avec des ventes estimées jusqu'à 300 millions d'exemplaires dans le monde (estimation variant selon les sources, pas très fiables à l'époque), et une solide position de troisième groupe ayant vendu le plus d'albums aux US (après les Beatles et à quelques encablures des Eagles, avec loin derrière Pink Floyd et AC/DC) —et de cinquième artiste, puisque Garth Brooks et Elvis Presley se classent respectivement en seconde et troisième positions. 

 

Là, on rentre dans le cadre des statistiques certifiées par la très sérieuse et rigoureuse RIAA (Recording Industry Association of America) et les chiffres sont tout à fait fiables, à savoir à ce jour 111,5 millions d'exemplaires sur le sol étatsunien, coincé entre Eagles donc (120 millions) et assez loin devant Michael Jackson (84 millions).

 

Mais revenons-en aux débuts des New Yardbirds, puisque tel était le premier patronyme du quatuor et, par un ultime rembobinage interposé, aux Yardbirds originaux. 

 

The Yardbirds est un quintet formé dans la banlieue sud-ouest de Londres en 1963 (et toujours en activité fin 2018 !) autour de Keith Relf (chant, harmonica et un peu plus tard guitare rythmique), Jim McCarty (batterie, le seul membre encore en poste depuis la reformation de 1992) et Chris Dreja (percussions, guitare rythmique et un peu plus tard basse), et qui fut le plus inspiré des swingin' trublions de la très remuante —et alors à peine bourgeonnante— scène rhythm & blues british.

 

On leur doit un grand nombre de tubes imparables du milieu des années 60 ("Shapes Of Things", "For Your Love", "Heart Full Of Soul"…), mais surtout d'avoir été des pionniers dans leur manière d'utiliser la guitare électrique et d'innover en permanence, avec notamment l'utilisation intensive des effets de distorsion ou "fuzz" avant l'heure (ou disons… avant Keith Richards !). 

 

Bref, s'il faut aller chercher l'origine du hard rock quelque part, c'est du côté des Yardbirds —et aussi des Kinks, avec le célèbre riff de "You Really Got Me" (enregistré en juillet 64, sorti le mois suivant), à l'origine une composition blues rock (version démo), puis un tempo beaucoup plus lent (premier enregistrement) transfiguré pendant son second enregistrement (la version que nous connaissons), grâce à cet apport guitaristique et riff-hifiesque de génie signé Dave Davies (et qui, pendant longtemps fut attribué par une rumeur tenace à… Jimmy Page, la boucle est bouclée !). 

 

The Yardbirds, comme l'ensemble de ce qu'on appela la "british invasion" (Who, Kinks, Stones et même Beatles) a indiscutablement influencé toute la scène garage US, de la côte Ouest (Count Five et son fameux et fameux Psychotic Reaction) jusqu'au nord-est et la scène garage de Chicago (The Shadows Of Knight, notamment). On peut même y trouver l'origine des expérimentations sonores d'Hendrix, hé oui !

 

Mais, surtout, le groupe a permis à trois guitaristes de génie de faire leurs premières (ou quasi premières) armes, et non des moindres, puisque c'est Eric Clapton qui débuta les hostilités (il avait dix-huit ans à peine !) en 1963, suivi par Jeff Beck (de mars 65 à 66) et enfin Jimmy Page

 

C'est d'ailleurs à Page, qui était depuis une paire d'années un serial session man assez renommé (Marianne Faithfull, The Who, The Kinks… et même Françoise Hardy, Dick Rivers et Eddy Mitchell chez nous —et bientôt Johnny Hallyday, oui) qu'on avait proposé en premier lieu la place de Clapton, dès 1964, remplacement qu'il avait décliné par loyauté et amitié. Quand en février 65, Clapton est officiellement mis sur la touche, la place lui est à nouveau proposée, mais il est trop occupé et c'est lui qui suggère son ami Jeff Beck. 

 

Une année et des brouettes passe encore et, un jour où Page assiste à un concert du groupe, à Oxford, le bassiste Paul Samwell-Smith annonce son départ et Page propose de le remplacer, ce qu'il fait d'abord à la basse, avant que Chris Dreja décide de basculer de six à quatre cordes, afin de permettre au groupe d'évoluer avec deux guitares lead, Beck et Page donc ! 

 

The Yardbirds a donc existé quelque temps avec ce line-up, mais les tournées interminables ont vite jeté un saut d'eau glacé et Beck, qui eut aussi son lot de problèmes de santé, est parti fonder le Jeff Beck Group (avec notamment Ron Wood à la basse, Nicky Hopkins au piano et Rod Stewart au chant !). 

 

Néanmoins, un single fut enregistré par les Yardbirds période Beck+Page : "Happenings Ten Years Time Ago", paru le 21 octobre 66 en Angleterre, le 4 novembre aux US, et enregistré peu après les sessions de l'album Roger The Engineer (titre UK)/Over Under Sideways Down (titre US). 

 

Un single qui n'eut pas beaucoup d'écho, comparé aux succès passés du groupe, mais était la première réelle percée en terres psychédéliques (duo de guitares enchevêtrées, effets spéciaux et ambiance moyen-oriental) du groupe et une forme de prototype du hard rock et même du rock progressif pas même à leurs balbutiements. En face B de certaines éditions (notamment anglaises) on retrouve le court morceau "Psycho Daisies", très garage rock, presque pré-punk, où Beck tient la guitare lead et le chant et Page… la basse.

 

Le morceau sera repris une dizaine d'années plus tard, par Todd Rundgren sur la première face de son album Faitfhfull, constituée uniquement de covers ("Good Vibrations" des Beach Boys, "Rain" des Beatles, "Most Likely You Go Your Way And I'll Go Mine" de Dylan, "If Six Was Nine" d'Hendrix…). 

 

À noter que c'est un certain… John Paul Jones (!) qui y tient la basse, le trio Beck/Page/Jones ayant déjà enregistré un peu plus tôt (mai 66, soit quelques semaines avant que Page ne rejoigne le groupe), même si sorti plus tard (respectivement mars et avril sur les territoires UK et US) l'instrumental "Beck's Bolero" (Nicky Hopkins et Keith Moon sont aussi de la fête !) qu'on retrouve en face B de "Hi Ho Silver Lining" (qui ne figurera en bonus track de l'album Truth qu'à partir des dernières rééditions remasterisées —en 2006).

 

C'est l'expérience de l'enregistrement de "Beck's Bolero" (intitulé seulement "Bolero" sur le tout premier pressage du single en Angleterre) qui donnera à Jimmy Page l'idée de former un groupe cinq étoiles composé de lui et Beck aux guitares, avec la rythmique des Who : John Entwistle à la basse et Keith Moon à la batterie !

 

Malheureusement, le projet ne dépasse pas sa première étape embryonnaire. D'une part car il manquait au puzzle un élément d'importance capitale en la personne d'un chanteur top niveau pour accompagner le quatuor de cadors. D'autre part car tous étaient contractuellement pieds, poings et instruments liés à leurs groupes respectifs. 

 

C'est pendant ce court laps de temps qu'est née l'idée d'appeler ce groupe… Lead Zeppelin ! Une boutade-jeu-de-mots-proposition faite par Keith Moon après qu'Entwistle ait comparé le décollage de leur aventure à une sorte de ballon en plomb (lead balloon).

 

Pour en revenir aux Yardbirds, si Page et Beck ont effectivement assuré un assez grand nombre de dates de concerts ensemble, tout au long d'une bonne partie de l'année 66, le fantasme de voir sur une même scène les trois guitaristes successifs du groupe n'a pu devenir réalité qu'une seule fois, lors du concert de charité au profit de l'ARMS (Action into Research for Multiple Sclerosis), le 20 septembre 1983, dans le cadre du mythique Royal Albert Hall, à la demande de Ronnie Lane, lui-même souffrant de sclérose en plaques.

 

Clapton, Beck et Page avaient assuré chacun un mini set (ainsi que Steve Winwood —accompagné de Clapton, d'ailleurs— et Andy Fairweather Low), après quoi les trois amis guitaristes s'étaient retrouvés pour un rappel de folie constitué de "Tulsa Time" (provenant de l'album Backless de Clapton), puis de "Layla" (avec pour chacun un solo d'anthologie) et enfin d'une reprise du standard "Goodnight Irene" (popularisé par Lead Belly dès 1933) avec l'ajout de Ronnie Lane himself.

 

Mais revenons-en au passage de relais (un peu laborieux) entre la paire Beck/Page et Page seul au sein des Yardbirds. Les deux sont donc encore de la partie, en ouverture de la tournée anglaise des Stones (avec également Ike & Tina Turner, Long John Baldry et Peter Jay), après quoi est mise en boîte la mythique scène du film Blow Up de Michelangelo Antonioni (qui avait pensé initialement aux Who et même au Velvet Underground —drôle d'idée pour un film se passant au cœur du swingin' London !!), dans laquelle on retrouve Michael Palin, deux ans avant la création des Monty Python.

 

The Yardbirds rejoint ensuite la tournée "Caravan of Stars", animé par Dick Clark, icône télévisuelle connue pour avoir présenté le programme TV "American Bandstand", pendant plus de trente ans (!). Beck explose en plein vol et quitte la 'caravane', n'y revenant qu'à la toute fin du mois de novembre, pour annoncer officiellement son départ du groupe. 

 

Page, seul aux guitares, et un peu aussi aux manettes du groupe, se charge de boucler la tournée, puis oriente le son du groupe, en introduisant certains gimmicks qu'il approfondira plus tard avec Led Zep, comme le fait de jouer de la guitare avec un archet de violoncelle (idée qui lui a été suggérée par le violoniste écossais David McCallum, du Royal Philharmonic Orchestra, merci à lui !), l'utilisation de l'open tuning pour améliorer les sonorités proches du sitar, ou l'utilisation de boucles sonores enregistrées sur bandes, notamment sur le morceau "Glimpses".

 

Tout comme pour Beck, un seul album studio est enregistré avec Page, Little Games qui, beaucoup plus avant-gardiste que ses prédécesseurs, se prend un joli four dans les charts des deux côtés de l'Atlantique. 

 

Little Games paraît en juillet 67, après six mois d'intense tournée en Australie, en Nouvelle-Zélande et aussi un petit tour du côté du Festival de Cannes, pour la promotion de Blow Up

 

Dans la foulée, le groupe s'embarque pour une longue tournée US, sous la houlette de son tout nouveau manager, Peter Grant. Une tournée beaucoup plus expérimentale que les précédentes et pendant laquelle le groupe reprend aussi plusieurs titres plus récents que les blueseries des débuts, de Dylan au Velvet, mais aussi un morceau folk rock récemment composé par Jack Holmes sur son premier album… "Dazed And Confused" (affublé du titre "I'm Confused" sur le tonitruant Live Yardbirds Featuring Jimmy Page) !

 

Page avait vu Holmes jouer le morceau et avait eu l'idée de le réarranger. "Sa" version est devenue rapidement une des pièces maîtresses des shows du groupe et il en existe un autre enregistrement particulièrement intéressant, sur le double album Yardbirds' 68 sorti en 2017 par le guitariste sur son propre label. 

 

Le morceau sera à nouveau travaillé pour intégrer le premier album de Led Zeppelin et restera un moment une clef incontournable des prestations live du groupe pendant la majeure partie de sa carrière. Un peu plus tard (80's), Holmes tenta à plusieurs reprises de contacter Page à propos des crédits de la chanson, en vain. En 2010, il intenta une action en justice et l'affaire fut "rejetée avec préjudice" puis réglée à l'amiable (règlement jamais divulgué publiquement), avec notamment le crédit pour la chanson désormais modifié sur toutes les sorties de Led Zeppelin, en "Jimmy Page, inspiré par Jake Holmes".

 

On retrouve aussi sur Little Games des Yardbirds, l'instrumental "White Summer", enregistré avec une Danelectro et basé sur un morceau traditionnel irlandais (lui-même inspiré notamment de "She Moved Through The Fair", dont les paroles ont été publiées pour la première fois en 1909 dans le célèbre "Irish Country Songs" du musicologue Herbert Hugues), sur lequel Page a greffé des influences indiennes et arabes. 

 

"White Summer" était souvent accolé à l'instrumental "Black Mountain Side" (issu du premier album de Led Zep), en medley, lors des premières tournées du groupe (de 68 à 70 inclus, à la louche). Plus tard, Page fera un peu plus que s'en inspirer pour (les premières mesures de) "Over The Hills And Far Away" (sur l'album Houses Of The Holy) et d'ailleurs ne cachera jamais le fait d'en avoir imaginé un simple "dérivé" (couplé il est vrai à un long morceau instrumental d'une vingtaine de minutes, enregistré début 1974 à Headley Grange —où ont aussi enregistré les Pretty Things, Frampton, Ian Dury ou encore Genesis et Fleetwood Mac— et demeuré inédit). 

 

Les derniers concerts des Yardbirds ont lieu début juin 68 en Californie et dans l'Alabama. Le blues psychédélique règne désormais sur les ondes, Hendrix et Cream en tête, et Relf et McCarty qui refusent de changer la trajectoire du groupe, encore très folk, contrairement à Page et Dreja, qui veulent durcir le ton, quittent le navire (un communiqué de presse daté du 12 juin annonce "Two Yardbirds fly").

 

Le dernier single des Yardbirds montre et démontre bien les divergences constatées, avec une face A ("Goodnight Sweet Josephine") très pop et sucrée, tandis que la face B ("Think About It") est déjà annonciatrice des coups de boutoir originels de Led Zep. 

 

Une tournée en Scandinavie reste à honorer et la paire Page/Dreja veut en profiter pour mettre sur pied un nouveau line-up, autour de Grant au management et Page à la production. Page à l'époque déclare qu'il imagine cette nouvelle émanation des Yardbirds comme une "nouvelle sorte de collage de sons, qui inclurait le mellotron tout en continuant de mettre en valeur et en exergue la guitare". 

 

Jimmy Page contacta Terry Reid, l'une des plus belles voix de l'époque, pour remplacer Relf au chant, mais Reid venait de signer deux gros contrats pour ouvrir les tournées des Rolling Stones et de Cream. Il proposa au guitariste d'appeler son alter ego des Stones pour éventuellement "racheter" son cachet, mais cela ne se fit jamais (Page a-t-il néanmoins appelé Richards, nul ne le sait !) et finalement Reid conseilla d'aller jeter une oreille sur ce jeune chanteur de Birmingham qui avait récemment ouvert pour lui, avec son groupe Band Of Joy, un certain Robert Plant.

 

De Band Of Joy arrivèrent donc Plant, mais aussi son très impressionnant batteur (et ami d'enfance de Plant) : John Bonham (fut un temps, B.J. Wilson de Procol Harum fut pressenti, ainsi que quelques autres). 

 

John Paul Jones, qui ne traînait jamais bien loin (il avait travaillé à plusieurs reprises avec Page, sur de nombreuses sessions, y compris avec les Yardbirds) proposa ses services de bassiste mais aussi d'arrangeur, ce qui poussa par la même occasion et définitivement Dreja vers la sortie, lui qui déjà n'avait pas très envie de poursuivre en tant que bassiste (pour rappel, il était guitariste rythmique avant l'arrivée de Page). Dreja ne disparut pas pour autant du petit monde du rock et poursuivit sa carrière comme photographe professionnel… Il est notamment l'auteur de la photo de Led Zep au verso de leur premier album.

 

Fin août début septembre (nous sommes toujours en 1968), le groupe répète, puis assure quelques concerts, au mois d'octobre, se présentant alternativement en tant que Yardbirds ou New Yardbirds, avec la date du Marquee annoncée comme un concert d'adieu et celle de Liverpool, le 18, comme leur "toute dernière apparition". 

 

Le changement de nom a peut-être été motivé par l'annonce de Dreja qui, une fois évincé du groupe, prétendit en conserver légalement les droits, mais de nombreuses autres sources attestent de la volonté de Grant et Page de changer de patronyme dès leur retour de Scandinavie. Ce qui est certain, c'est qu'à compter du 19 octobre 1968, le groupe composé de Jimmy Page, Robert Plant, John Bonham et John Paul Jones s'appelait Led Zeppelin, en souvenir de la blague de Keith Moon, et avec un simple changement d'orthographe de "lead" en "led" pour éviter la confusion sur sa prononciation.

 

Christophe Goffette

www.goofprod.com

 

 

LA SÉLECTION DU GOOF   :

  1. The Yardbirds « Happenings Ten Years Time Ago » + « Psycho Daisies » (single, 1966)

  2. The Yardbirds « Little Games » + « Smile On Me » (Little Games, 1968)

  3. The Yardbirds « Glimpses » (Little Games, 1968)

  4. The Yardbirds « Drinking Muddy Waters » (Little Games, 1968) + « Think About It » (single B-side, 1968)

  5. The Yardbirds « You’Re A Better Man Than I »/« Heart Full Of Soul » (medley) (Live Yardbirds — Featuring Jimmy Page, 1968)

  6. The Yardbirds « ‘m Confused » (Live Yardbirds — Featuring Jimmy Page, 1968)

  7. Led Zeppelin « Dazed And Confused » (Led Zeppelin, 1969)

  8. The Yardbirds « White Summer » (Little Games, 1968) + Led Zeppelin « Black Mountain Side » (Led Zeppelin, 1969)

  9. Led Zeppelin « Over The Hills And Far Away » (Houses Of The Holy, 1973)

  10. Led Zeppelin « Good Times Bad Times » (Led Zeppelin, 1969)

 

Déjà paru :

Alarm (The) (Declaration, 1984) Alice Cooper part 1 — Alice Cooper part 2 — Alice Cooper part 3 — Alice Cooper part 4 — Alice Cooper part 5 — Alice Cooper part 6Alice Cooper part 7 Alice Cooper part 8Alice Cooper part 9 Asherton (Johan) ;

Bad Company ("Bad Co", 1974) Balaam And The Angel BangBlackfire — Black Pearl — Blodwyn Pig — Blue Ash ("No More No Less", 1973) — Bohemian Rhapsody (biopic, rock et cinéma) — Buzzcocks ;

CactusCaptain Beyond — Cheap Trick ("Cheap Trick", 1977)  ;

Del Fuegos (The) — Del Lords (The)

El Khatib (Hanni)

Fat ("Fat", 1970) FFSFleetwood Mac (1/2) — Fleetwood Mac (2/2) ;

Ginhouse (Ginhouse, 1971) Gods (The) ;

Hawkins (Taylor) & The Coattail RidersHearts And Minds ("Hearts And Minds", 1990) Hoodoo Gurus ;

Kak (Kak, 1969) ;

Langhorne Slim "Be Set Free", 2009) Little Bob ("Lost Territories", 1993) London Cowboys ;

Marriott (Steve) (1/2)Marriott (Steve) (2/2) — Mathe (Patrick) — McFadden (Eric)Midnight Oil part 1Midnight Oil part 2 — Midnight Oil part 3 — Midnight Oil part 4  Moore (Gary) (Blues For Greeny, 1995) ; Mother Tongue ("Mother Tongue", 1994)

New York Dolls ("New York Dolls", 1973) ;

Peer Günt — Presidents Of The United States Of America (The) ;

Rainmakers (The) "Skin" (1996) — Rave-Ups (The) Reed (Lou) ;

Satriani (Joe) 80's part 1 Satriani (Joe) 80's part 2Satriani (Joe) 80's part 3 — Sheriff (Les)Sixteen Horsepower — Smithereens (The)Soul Aylum ("Let Your Dim Light Shine", 1995) — Spedding (Chris) — Springsteen (Bruce) (The Ghost Of Tom Joad, 1995) ; 

Taylor (Roger) (1/2)Taylor (Roger) (2/2)

Unforgiven (The) ("The Unforgiven", 1986) ;

Variations (Nador, 1969) ; 

Westerberg (Paul) (Eventually, 1996) ;

Zappa (Frank) part 1 Zappa (Frank) part 2 Zappa (Frank) part 3 Zappa (Frank) part 4 — Zappa (Frank) part 5 Zappa (Frank) part 6 

 

À lire et écouter ces prochains jours :

Led Zeppelin (24-30/12), Wild Turkey (31/12), Midnight Oil part 5 (01/01)…Sam Gopal… 

 

À suivre (par ordre alphabétique, mais dans le désordre d'arrivée —et entre autres) ces prochaines semaines (et mois !!!) :

Adam & The Ants, The Angels (AUS), Art, Atomic Rooster…

Balaam and the Angel, Be-Bop Deluxe, Big Country, Blue Cheer, BoDeans, Brodie (Dan), Buffalo, Bull Angus…

The Cars, Cave (Nick), The Celibate Rifles, The Chameleons (UK), The Churchills, Concrete Blonde, The Cramps…

Dictators, Died Pretty, Dirty Ray, DMZ, Dramarama…

54.40, Fixed Up, Free, Freedom, Frijid Pink…

Georgia Satellites, Golden Smog, Grand Funk Railroad, Granicus, Grant-Lee Buffalo, The Greatest Show On Earth, Green On Red, Guadalcanal Diary, Gun (60's)…

Hanoi Rocks, Harvey (Alex), Hawkwind, Hell's Kitchen, Hiatt (John), High Tide, The Hitmen, Hooters, Husker Du…

Idle Race, Immaculate Fools…

The Jam, Jason & The Scorchers, Jellybread, Jeronimo, Jesus Volt, The J. Geils Band, The Johnnys, Josefus, Juicy Lucy… 

Kashmir (Danemark), Kid Pharaon…

Louie & The Lovers…

Masters Apprentices, McMurty (James), Modern Lovers, Mother Superior, The Move, Mungo Jerry, Music Machine…

Omar & The Howlers, The Only Ones…

Patto, Pink Fairies, The Primevals, Prince, The Proclaimers…

Quill…

The Rainmakers, Todd Rundgren…

Sharks, Shoulders, Silencers, Slade, Smack, Steamhammer, Stems, Stewart (Rod), Stray…

Television, Tempest, Ten Years After, Les Thugs, T.I.M.E, Titanic, Toe Fat, T2, Tucky Buzzard, TV Smith…

UFO…

The Wallflowers, Webb Wilder, Wire Train, Steve Wynn…

The Yayhoos, Young (Neil)…

 

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Please reload

Posts à l'affiche

VIETNAM "VIETNAM" (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO

03/03/2019

1/10
Please reload

Posts Récents