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FRANK ZAPPA PART 6 (L'ENCYCLOPÉDIE ROCK RADIO PERFECTO)

01/12/2018

Qui connaissait Frank Zappa ? Existait-il au moins quelqu’un sur Terre capable d’arriver à cerner le personnage et ce qu’il nommait lui-même la « continuité conceptuelle » de son œuvre ?… Retour sur la carrière mouvementée de notre grand zazou zappeur…

 

Pour lire la story en trois parties, ça se passe par là , puis ici et enfin de ce côté-ci !

 

(…/…) 

 

Discographie sélective de 1966 à 1993 — part 2

—>>> (part 1) <<<—

—>>> (part 2) <<<—

 

TINSEL TOWN REBELLION (1981) 

Très orienté vers la guitare, le Frank Zappa Band de Tinsel Town Rebellion ne compte pas moins de six VRP du médiator dans ses rangs et non des moindres : Mister Zappa bien sûr, mais aussi Steve Vai, « le petit virtuose italien » comme l’appelait son ex-boss, qui y fait son entrée en scène ; Ike Willis, qui essuiera plus tard une infructueuse tentative en solo ; Warren Cucurullo, un jeune fan des Mothers qui connaît par cœur chacun de leurs morceaux ; Dennis Walley, le monsieur ‘slide-guitar’ de la troupe ; et enfin Ray White, le plus discret des cinq adjudants de notre gratteux-en-chef. Enième disque live, exception du titre d’ouverture (« Fine Girl »), que Zappa avouait avoir inclus au reste pour que les DJs des radios aient l’occasion de passer quelque chose de cet album sur les ondes (!), Tinsel Town Rebellion n’est pour une fois pratiquement pas trafiqué et laisse à l’inspiration pure un champ d’action plus vaste, comme pour cette version du « Peaches en Regalia » de Hot Rats pratiquement méconnaissable…

 

YOU ARE WHAT YOU IS (1981)

You Are What You Is qui reprend approximativement les mêmes participants que Tinsel Town Rebellion, mais cette fois-ci en studio, en est indiscutablement le prolongement, avec toutefois un net effort de clarification, ce qui en fait incontestablement l’album le plus facile depuis le doublé Apostrophe/Overnite Sensation. Sans que l’on puisse aller jusqu’à parler de baisse de niveau ou de concessions (mot inconnu du ‘petit Zappa illustré’), il est évident que You Are What You Is a été enregistré principalement pour que d’autres que les troupes de fanatiques qui suivent le maître dans chacune de ses exactions sonores, découvrent enfin ses talents d’auteur-compositeur, de producteur et de guitariste. Moins de détournements ravageurs et d’arrangements abracadabrants certes, mais de très bonnes idées découlant d’un amalgame d’éléments disparates : un soupçon de rhythm’n blues, une pincée de jazz, quelques consonances noires, une goutte de reggae, une bonne dose de soli ‘distordus’ et 300 % de génie zappaien…

 

SHUT UP’N PLAY YER GUITAR (1981)

Originairement sorti sous la forme de trois disques distincts, Shut Upn’ Play Your Guitar Some More et The Son of Shut Up’n Play Yer Guitar Some More (ouf !), ce double compact réunit pêle-mêle pratiquement deux heures de guitare non-stop. Le procédé est identique à celui employé pour les actes deux et trois de Joe’s Garage, à la seule exception qu’il s’agit ici d’un enchevêtrement de solos isolés de leur contexte. Loin des stéréotypes habituellement usités pour ce type de prestations —c’est-à-dire de l’intervention rapide et en liaison directe avec le morceau en question— nous n’avons affaire ici qu’à un flot ininterrompu de notes, sans réel fil conducteur, mais tellement passionnant et inventif d’un bout à l’autre (cette double improvisation de Jean-Luc Ponty au violon et Zappa au bouzouki sur « Canard du Jour » !…), qu’il n’est nul besoin de ce feu d’artifices haut en couleurs et fort en gueule méritait sans contestation possible son statut de guitar-hero…

 

BABY SNAKES (1982)

Baby Snakes marqua d’abord le retour derrière la caméra de notre moustachu favori, respectivement 9 et 11 printemps après le fulgurant 200 Motels et le farfelu Uncle Meat, pour une nouvelle vision ultra-narcissique de Zappa par Zappa, avec comme toile de fond un come-back à l’incitation et à la vénération primaires de la marginalité sous toutes ses formes, comme au bon vieux temps des premiers tomes de la grande saga des Mothers Of Invention. Ce n’est qu’une vingtaine de mois plus tard qu’il fut décidé de la commercialisation d’une partie de la bande-son, principalement extraite du concert figurant en seconde partie du long-métrage. Une excellente initiative au demeurant, puisque nous y retrouvons, outre Roy Estrada et Adrian Belew, quelques interprétations de classiques pas piquées des vers, dont « Dinah Moe Hum », « Baby Snakes » of course et « Titties’n’Beer » qui fait état des deux principales préoccupations métaphysiques de son auteur : les tétons et la bière !…

 

SHIP ARRIVING TOO LATE TO SAVE A DROWNING WITCH (1982)

Comme on le remarquera plus tard, tout particulièrement sur Them Or Us, Zappa aimait que ses progénitures apportent leur contribution à ses propres productions. Sans se préoccuper de savoir si c’était son côté papa-poule, une histoire de noyau familial lié à ses origines italiennes ou quoi que ce soit d’autre, une chose est sûre : Frank adorait ses enfants et leur permettait dès que possible de se servir de sa carrière comme d’une rampe de lancement. En ce qui concerne Dweezil et Ahmet, le cap est bien passé puisqu’ils ont depuis volé et bien volé de leurs propres mélodies et ont connu un relatif succès, notamment avec leur groupe Z. Mais sur ce disque, c’est Moon (alors âgé de treize ans) qui est mise au premier plan ; et pas qu’un peu, puisque ne participant qu’à un seul morceau, « Valley Girl », écrit tout spécialement pour elle, on la retrouve sur toutes les photos aux côtés de son paternel. Que dire d’autre de cette galette, si ce n’est que Steve Vai y joue ses plus brûlantes et originales partitions et que, comme la quasi-majorité de la discographie de Zappa, son achat est primordial à plus d’un titre…

 

THEM OR US (1984)

Si Them Or Us n’est qu’une étape supplémentaire dans la construction du méga-théâtre rock de la maturité sur lequel Zappa s’attelait au fil des ans avec une forte conviction et un solide acharnement, il n’en est pas moins à prendre à part et selon ses propres tendances. Car si la musique échappe à toute classification et défie toute affiliation —en gros le programme habituellement mis en œuvre par notre grand zazou zappeur— il faut signaler que l’orchestration y est plus soutenue que d’habitude, voire carrément hard, avec comme point d’orgue le sublime « Stevie’s Spanking » qui raconte une anecdote croustillante entre Steve Vai et une groupie et bénéficie d’une ahurissante démonstration de « Off-hand ». Participent également à cet album deux des quatre chérubins de Zappa : Dweezil-le hardeux qui nous liquéfie la moelle épinière avec un solo expansif en diable (encore sur « Stevie’s Spanking ») et Moon-l’aînée qui pousse la chansonnette sur « Ya Hozna »

 

THING-FISH (1984)

Avec Thing-Fish, Frankie s’en va à Broadway, pour un opéra un ton en dessous de Joe’s Garage —il est vrai difficilement égalable— mais foutrement drôlissime tant il est abusivement parodique. Fidèle à son éternelle imagination fertile, notre amuseur de galerie nous avait concocté cette fois-ci une comédie musicale burlesque qui, once again, sert de déploiement à une ‘trame scénaristique’ loufoque et déconcertante dont lui seul semblait détenir le secret de fabrication. Ce n’était donc pas encore cette fois-ci qu’il apporterait à l’ensemble de son œuvre une caution un minimum sérieuse. De toute façon, il ne l’a jamais réellement cherché et on récolte ce que l’on sème, c’est bien connu !…

Ce côté ‘extravagant endurci’ ne l’empêchera pourtant pas de se prendre un peu au jeu, de dépasser par instants le cadre limitatif de cette immense autant que malicieuse gageure et de jouer à sa manière les compositeurs lyriques…

 

ZAPPA MEETS THE MOTHERS OF PREVENTION (1985)

Depuis le début de l’année 85, une douzaine de femmes membres influents du gouvernement américain qui n’avaient rien d’autre à faire, se sont réunies autour du sobriquet de « Parents’ Music Ressource Center » (PMRC), afin de mener à bien une grande entreprise de nettoyage du rock en particulier et de la musique en général. Ces « mémères reaganiennes » (dixit notre moustachu) accusaient l’industrie du disque d’exposer la jeunesse au sexe, à la violence et à une certaine glorification des drogues et de l’alccol ; tout un programme !

Zappa, bien placé sur les listes noires et dont on connaît la profonde indignation vis-à-vis de tout ce qui va à l’encontre du premier amendement de la constitution des Etats-Unis (liberté d’expression, etc.) décida aussitôt de placer ses pions dans ce qu’il entrevoyait comme une véritable guerre de la pornographie (« Porn wars »). Prévu comme le prolongement d’une lettre envoyée au Président, cet album, musicalement assez surprenant, est une monumentale satire qui désapprouve le retour aux tabous d’antan (« We’re Turning Again ») et constitue un hilarant effet de boomerang au mythe qui veut que le sexe équivaut au péché…

 

JAZZ FROM HELL (1986)

Le synclavier est un ordinateur musical hyper sophistiqué par lequel son utilisateur peut programmer et mixer autant d’instruments qu’il le désire, quelque soit le degré de difficulté des partitions en question. Sa marge d’erreur n’est que d’une milliseconde. Zappa, toujours à la pointe de l’actualité technologique, s’était penché très tôt sur les capacités offertes par cette machine qui, en plus de cette précision non négligeable, représentait pour lui la seule chance d’enregistrer des morceaux impossibles à jouer par des musiciens, aussi bons soient-ils. À cet effet, Jazz From Hell représente le tout premier essai intensif du synclavier de l’histoire de la musique moderne, ainsi que la concrétisation du plus vieux fantasme de compositeurs de tous poils : donner une apparence humaine à de simples pressions de boutons ! Les spécialistes ne s’y tromperont pas et Jazz From Hell se verra décerner en 1987 le Grammy Award dans la catégorie du meilleur album de rock instrumental de l’année.

 

GUITAR (1988)

Fort de son succès avec les trois Shut Up’n Play Yer Guitar, Zappa récidive avec ce nouveau dévergondage pour guitares, sobrement intitulé Guitar, un hymne endiablé et licencieux en l’honneur de l’anti-puritanisme musical. En presque deux heures et demie, notre artificier de la polyvalence fait le tour de la question, n’omettant ni le bon gros larsen qui tâche, ni les escapades mélodramatiques qui en avaient fait un guitar-hero de la quatrième dimension. On ne voit guère que Jimi Hendrix, pour remporter un challenge de cette importance et enchaîner avec une si furieuse intensité créative autant de moments d’anthologie. À l’instar de Jazz From Hell, Guitar (qui n’est pas recommandé aux enfants et aux républicains, comme le précise son auteur avec humour) sera nommé aux Grammy Awards, la statuette revenant d’extrême justesse à Satriani (tiens tiens !) pour son Surfing With the Alien… 

 

BROADWAY THE HARD WAY (1989)

Broadway The Hard Way est un disque zappaien de synthèse par excellence : humour décoiffant, propos corrosifs, complexité des arrangements, finesse des mélodies, pointes ascensionnelles des guitares, absence totale d’artefacts, le maître nous ensorcelle toujours avec la même spontanéité, ce désormais irrévocable sens de la dérision et ses immuables sauts d’humeur irrévérencieux. Conçu à l’origine comme une projection personnelle de l’univers politique ricain —élections présidentielles oblige— et prévu initialement pour une simple sortie aux Etats-Unis, mais paru finalement en Europe après que des centaines de lettres aient afflué chaque semaine dans les bureaux de Zappa Records, ce disque dépasse heureusement le cadre de la virulente satire sociale, pour s’imposer comme une impertinente et fracassante tranche d’art. Le CD contient neuf morceaux en bonus du vinyle, dont une reprise du « Murder By Numbers » de Police, avec Sting himself aux vocaux.

 

THE BEST BAND YOU’VE EVER HEARD (1991)

Nouvel amalgame mi-live mi-studio, The Best Band You’ve Ever Heard combine tout ce qui a toujours rendu l’univers de Zappa si complexe, bouleversant, efficace, tendu et si infiniment drôle et attrayant, entre opéra-rock surchargé, jazz hybride et expérimentations multiples. Polémique et éhonté comme à son habitude, le maestro nous stupéfait par un déluge de notes et d’idées éparpillées, avec quelques dérapages volontaires (sa version du Boléro de Ravel ou les thèmes du Parrain et de Bonanza), des variations en pente hasardeuse de certains de ses classiques (« Zoot Allures », « Cosmik Debris », « Mr Green Genes », « Zomby Woof », « Inca Roads »…) ; bref, un album à l’image de ce quart de siècle bien rempli, à savoir intense, magistral, grandiose, surprenant, touche-à-tout, indispensable.

 

MAKE A JAZZ NOISE HERE (1991)

Assimiler le jazz, musique complexe et structurer par excellence, au bruit, c’était bien du Zappa tout craché, il n’avait décidément pas son pareil pour marier avec délice deux ingrédients si diamétralement opposés. Quoi de neuf sur cet énième double CD ? Mais des tonnes de choses, ma brave dame, n’avez-vous pas encore compris que ce qui fait la richesse de l’œuvre de notre compositeur, c’est la facilité avec laquelle il passe d’un style à un autre ?!

Au menu de ce Make a Jazz Noise Here, nouvelle brillante pierre apportée à l’édifice Zappa : trois nouvelles chansons inédites (mais où allait-il donc les chercher ?), des clins d’œil à Stravinski et Bartok (« L’Histoire du soldat » pour le premier, le thème de son concerto pour piano #3 pour le second), deux de ses idoles et, surtout, beaucoup beaucoup d’anciens morceaux, extraits pour la plupart d’une période relativement peu étendue, allant de We’re Only In It For The Money jusqu’à The Grand Wazoo, du grand art quoi !!

 

 

« FOO-EEE RECORDS » OU LE PIRATEUR PIRATÉ

 

On connaissait les sales habitudes de fouineur de Frank Zappa, ainsi que son constant souci d’offrir toujours davantage à ses fans, pas étonnant donc qu’il ait décidé, alors que la réédition de l’intégralité de ses œuvres touchait pratiquement à sa fin, de pousser le bouchon un peu plus loin en sortant simultanément une palette de bootlegs dont lui ou les Mothers avaient fait l’objet.

 

Las d’être piraté à outrance, écœuré de voir que ses fans devaient se faire les fonds de poche pour s’acheter ces fameux bootlegs au son approximatif et au prix exagérément  élevé, dégoûté que pas un seul centime ne vienne renflouer ses finances et éreinté face à l’abondance desdits bootlegs, qui sont encore plus nombreux que sa discographie officielle, pourtant assez touffue, notre homme avait donc décidé de contre-attaquer en créant parallèlement à son label Pumpkin Records une seconde maison de disques baptisée « Foo-Eee Records ». Histoire de marquer cette nouvelle naissance d’un éclat tout particulier et par la même occasion de prouver sa bonne foi et la ferveur de ses convictions, ce ne sont pas moins de huit pirates qui ont été sortis d’un seul coup, après l’inévitable et obligatoire remixage de rigueur. 

 

Aidé de Tom Brown, zappologiste confirmé devant l’éternel, Zappa s’était donc entaché de la mission suivante : choisir les pirates à la fois les plus populaires et les plus représentatifs des différentes facettes de son talent et des différents line-ups consommés au fil des ans, tout en garantissant un son qui puisse combler aussi bien les amateurs assidus que les consommateurs habitués au son laser et à la haute technologie.

 

Comme si cela ne suffisait pas déjà, une vaste campagne promotionnelle avait été mise sur pied, notre piraté pirateur étant même sorti de sa retraite anticipée pour donner quelques interviews (certains se souviennent notamment sans doute l’avoir vu en couverture de Libération) ; et un somptueux coffret de huit disques ou cassettes avait été distribué à un tirage extrêmement limité. Les CDs, quant à eux, étaient disponibles séparément et permettaient donc à l’acheteur de choisir sa période de prédilection, bref de s’offrir du Zappa à la carte, surtout que les enregistrements s’étalent entre 1967 et 1981.

 

Du côté des protagonistes, on retrouve tous les principaux compères du zazou zappeur, à part le surdoué Adrian Belew, à savoir les Mothers d’origine, Ian Underwood, Aynsley Dumber, George Duke, Jean-Luc Ponty, Peter Wolf, Steve Vai, etc. ; tout ce beau linge nous gratifiant de quelques classiques pas dégueux du tout : « My Guitar Wants to Kill my Mama », « Wowie Zowie », « Cosmic Debris », « King Kong », « Dupree’s Paradise », « Dog Breath », « Dancin’ Fool », « Tities & Beer », « The Torture Never Stops », la liste est encore une fois très très longue… Pris à part, il est bien difficile d’avoir une préférence pour telle ou telle rondelle, tant chaque œuvre recèle sa part de charme, d’humour, d’improvisation et de surprises :

  • As An Am, le plus récent (1981 donc) a un excellent son et nous permet de retrouver un Steve Vai jeune mais très en verve.

  • The Ark bénéficie d’une somptueuse pochette à fond dans le trip des Mothers que n’aurait pas renié Zappa himself et d’un incroyable medley combinant sur près de 24 minutes « Uncle Meat » et « King Kong ».

  • Freaks and Motherfu*%!!@# est un des plus intéressants d’un point de vue strictement musical, ce qui n’a finalement rien d’étonnant si l’on en juge par le groupe présent sur scène (Mark Volman, Howard Kaylan, Jeff Simmons, Aynsley Dunbar, George Duke et Ian Underwood).

  • Autrement plus speed et bruyant, Unmitigated Audacity propose une suite de titres assez brûlants avec, pour ne citer que ces quelques exemples, « Dupree’s Paradise », « Hungry Freaks », « Daddy », « I’m not Satisfied », « Wowie Zowie » et « Harry, You’re a Beast ».

  • Any Way The Wind Blows (2 CDs) nous intéresse tout particulièrement puisqu’il a été enregistré à Paris le 24 février 1979. Le son est de bonne qualité et tous ceux qui étaient présents —et même les autres !— ce soir-là se doivent de se le procurer de toute urgence. 

  • Enregistré en Suède en 1967, Tis the Season To Be Jelly reprend une illustration de Solé parue dans « Pop & rock & colegram » et permet de remonter le temps d’un demi siècle. Captivant d’un bout à l’autre et doté d’un son correct compte tenu des conditions de l’époque.

  • Saarbrucken 1979 reprend un show dans son intégralité à une époque où Zappa partait vraiment dans tous les sens, ce qui a pour principale conséquence de présenter certaines versions de ses classiques complètement remaniées.

  • Enfin, Piquantique cumule des extraits de deux concerts donnés en 1973, l’un à Stockholm, l’autre à Sydney. L’intensité y est identique, grâce aux participations des toujours excellents Jean-Luc Ponty et George Duke.

 

 

YOU CAN’T DO THAT ONSTAGE ANYMORE

 

En 1988 sortait le premier opus d’une série de six doubles-CD dont le but était d’étaler vingt-cinq ans de délires zappaiens, toutes périodes et formations confondues, et sans aucun souci d’ordre chronologique ou thématique, la collection complète constituant un fantastique catalogue d’enregistrements live de près de treize heures : des inédits à la pelle, des performances à caractère plus ou moins folklorique, quelques solos bien sentis, des versions sensiblement différentes ou n’ayant carrément pas de rapport avec les initiales, ainsi que de monumentaux essais d’improvisation. 

 

L’ensemble constitue l’approche idéale pour le novice et résume à la perfection la carrière de notre Sicilien pour tout le monde… À signaler, entre autres gâteries, et même sans aborder la miraculeuse pêche aux archives et autres fonds de tiroir de laquelle Zappa a extirpé bon nombre de bijoux issus de son intarissable stock d’inédits : une mise en sons préhistorique de « Dupree’s Paradise » (23 minutes 59 secondes de démence à l’état pur) enregistré à Helsinki en 74 (Vol. 2), que l’on ne retrouvera que bien plus tard sur « The Perfect Stranger » ; un « King Kong » des plus surprenants, qui combine deux gigs mis sur bandes à plus d’une décennie d’intervalle (Vol. 3)) ; ainsi que la première prestation scénique de Dweezil, alors à peine âgé de 15 ans (Vol. 3 itou) ; bref, une impétueuse avalanche de décibels pour un concept fou, fou, fou !…

 

Christophe Goffette

www.goofprod.com

 

 

LA SÉLECTION DU GOOF (par Daniel ABK6 !)  :

  1. Zappa « Find Her Finer » (Zoot Allures, 1976)

  2. Zappa « Cocaine Decisions » (The Man From Utopia, 1983)

  3. Frank Zappa « St. Alfonzo's Pancake Breakfast » (Apostrophe, 1974)

  4. Frank Zappa & The Mothers « 50,50 » (Over-Nite Sensation, 1972)

  5. Zappa « No Not Now » (Ship Arriving Too Late to Save a Drowning Witch, 1982)

  6. The Mothers Of Invention « Jelly Roll Gum Drop » (Cruising with Ruben & the Jets, 1968)

  7. Frank Zappa « Conehead » (You Are What You Is, 1981)

  8. The Mothers Of Invention « Wowie Zowie » (Freak Out, 1966)

  9. Frank Zappa « Dumb All Over » (You Are What You Is, 1981)

  10. Frank Zappa & The Mothers Of Invention « Florentine Pogen » (One Size fits all, 1975)

 

Déjà paru :

Alice Cooper part 1 — Alice Cooper part 2 — Alice Cooper part 3 — Alice Cooper part 4 — Alice Cooper part 5 — Asherton (Johan) ;

Bad Company ("Bad Co", 1974) Balaam And The Angel BangBlackfire — Black Pearl — Blodwyn Pig — Blue Ash ("No More No Less", 1973) — Bohemian Rhapsody (biopic, rock et cinéma) ;

CactusCaptain Beyond — Cheap Trick ("Cheap Trick", 1977)  ;

Del Fuegos (The) — Del Lords (The)

El Khatib (Hanni)

Fat ("Fat", 1970) FFSFleetwood Mac (1/2) — Fleetwood Mac (2/2) ;

Ginhouse (Ginhouse, 1971) Gods (The) ;

Hawkins (Taylor) & The Coattail RidersHearts And Minds ("Hearts And Minds", 1990) Hoodoo Gurus ;

Kak (Kak, 1969) ;

Little Bob ("Lost Territories", 1993) London Cowboys ;

Marriott (Steve) (1/2)Marriott (Steve) (2/2) — Mathe (Patrick) — McFadden (Eric) — Moore (Gary) (Blues For Greeny, 1995) ; Mother Tongue ("Mother Tongue", 1994)

Peer Günt ;

Rave-Ups (The) Reed (Lou) ;

Sheriff (Les)Smithereens (The) — Spedding (Chris) ;

Taylor (Roger) (1/2)Taylor (Roger) (2/2)

Unforgiven (The) ("The Unforgiven", 1986) ;

Variations (Nador, 1969) 

 

À lire et écouter ces prochains jours :

SEMAINE Frank Zappa (26/11 au 01/12 inclus !), Wild Turkey

 

À suivre (par ordre alphabétique, mais dans le désordre d'arrivée —et entre autres) ces prochaines semaines (et mois !!!) :

Adam & The Ants, The Angels (AUS), Art, Atomic Rooster…

Balaam and the Angel, Be-Bop Deluxe, Big Country, Blue Cheer, BoDeans, Brodie (Dan), Buffalo, Bull Angus…

The Cars, Cave (Nick), The Celibate Rifles, The Chameleons (UK), The Churchills, Concrete Blonde, The Cramps…

Dictators, Died Pretty, Dirty Ray, DMZ, Dramarama…

54.40, Fixed Up, Free, Freedom, Frijid Pink…

Georgia Satellites, Golden Smog, Grand Funk Railroad, Granicus, Grant-Lee Buffalo, The Greatest Show On Earth, Green On Red, Guadalcanal Diary, Gun (60's)…

Hanoi Rocks, Harvey (Alex), Hawkwind, Hell's Kitchen, Hiatt (John), High Tide, The Hitmen, Hooters, Husker Du…

Idle Race, Immaculate Fools…

The Jam, Jason & The Scorchers, Jellybread, Jeronimo, Jesus Volt, The J. Geils Band, The Johnnys, Josefus, Juicy Lucy… 

Kashmir (Danemark), Kid Pharaon…

Louie & The Lovers…

Masters Apprentices, McMurty (James), Modern Lovers, Mother Superior, The Move, Mungo Jerry, Music Machine…

Omar & The Howlers, The Only Ones…

Patto, Pink Fairies, The Primevals, Prince, The Proclaimers…

Quill…

The Rainmakers, Todd Rundgren…

Sam Gopal, Joe Satriani, Sharks, Shoulders, Silencers, Slade, Smack, Steamhammer, Stems, Stray…

Television, Tempest, Ten Years After, Les Thugs, T.I.M.E, Titanic, Toe Fat, T2, Tucky Buzzard, TV Smith…

UFO…

The Wallflowers, Webb Wilder, Wire Train, World Party, Steve Wynn…

The Yayhoos, Young (Neil)…

 

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